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29 février 2008

Le Kosovo et la géopolitique des Balkans

 

 

par Pierre Hillard

La proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo a été mise en scène par les médias atlantistes comme une victoire des peuples à disposer d’eux-mêmes. Rien de plus fallacieux, rappelle Pierre Hillard : cette décision n’a pas été prises par les intéressés, mais par l’Allemagne et les Etats-Unis. Au demeurant, le Kosovo « indépendant » n’est pas souverain et son activité économique légale se limite à héberger la plus moderne des bases militaires US implantée sur le continent européen, Camp Bondsteel.

La suite : Ici

21 février 2008

Fatwa : L’Ayatollah Cassoulet soutient la liste anti-FN de Spieler à Strasbourg

Source : Union des Patriotes

Bernard Antony, dit Romain Marie, plus connu sous le sobriquet sacerdotal d’Ayatollah Cassoulet, a décidé de soutenir la liste ouvertement anti-FN, antinationale et européiste conduite par Robert Spieler à Strasbourg, alors que le FN propose une liste authentiquement nationale et patriote derrière Christian Cotelle. La décence eut été de laisser le libre choix aux électeurs strasbourgeois. Si aucun élu national ne siège au printemps prochain dans l'hémicycle municipal strabourgeois, Antony en sera pour partie responsable.

« Aucune voix de chrétien, aucune voix de patriote ne peut être accordée aux députés et sénateurs candidats à ces élections qui ont voté le traité de culture de mort et d’abdication française de Lisbonne ou aux candidats qui s’en déclareraient partisans », lit-on sur le blog de Bernard Antony, à la date de ce jour. Pourtant, le chef de file des catholiques intégristes (à ne pas confondre avec les cathos tradis qui sont, eux, des gens intelligents !) n’est pas sans savoir que le mouvement de Robert Spieler s’est ouvertement positionné en faveur du projet de constitution « européenne » en 2005 et que le programme politique d’Alsace d’abord est clairement européiste, alsaco-chauviniste et antinational. Dans le même ordre d’esprit néo-bolchevicoïdal, le Grand Ayatollah appelle à soutenir la liste villiériste de Bompard à Orange (Vaucluse), allié objectif de l’UMPS. « Aucune voix ne peut se porter sur des candidats qui déclareraient vouloir faciliter l’implantation de mosquées, faisant semblant d’ignorer que ces édifices ne sont pas principalement des lieux de culte, mais d’implantation de l’ordre social islamique », poursuit le texte de Bernard Antony qui résonne comme une fatwa, écartant un peu vite les facilités accordées par la mairie d’Orange à la nouvelle mosquée et faisant mine d’oublier tout le soutien que son association, Chrétienté Solidarité, a accordé aux islamistes de Bosnie de 1992 à 1995  dans leur Jihad contre les Serbes orthodoxes et même… les Croates catholiques !

Ce n’est pas la première fois que Bernard Antony joue contre son propre camp. Depuis qu’il a quitté le Front National pour des raisons d’ordre strictement personnelles, il y a un peu plus de deux ans, le gourou de Chrétienté Solidarité n’a eu de cesse de multiplier les coups bas contre le FN et Jean-Marie Le Pen, par ressentiment individualiste. Et, à l’évidence, ce n’est pas prêt de finir.

19 février 2008

Etre contre l’indépendance du Kossovo ? Oui, mais pour la bonne raison !

par Christian Bouchet

3d2e05350b9451ff05434816eb7704c0.jpgIl est parfois des prises de positions convergentes avec les nôtres qui nous mettent mal à l’aise. Il en est de même de certains « coude à coude » auxquels l’actualité nous oblige.
Ainsi, l’indépendance du Kossovo a-t-elle été pour certains groupuscules une nouvelle occasion de se mettre sous le feu des médias en y manifestant une opposition aussi radicale que voyante.
Et pourtant, cette « minorité agitée » n’aurait-elle pas mieux fait de se taire ? Elle qui rêve d’une Europe au 100 Kossovo ! Elle qui récemment diffusait avec fierté une carte de France dépecée. Elle qui se revendique du Vlaams Belang (dont un communiqué opportun du Mouvement Nation rappelle que le parti dont il est issu –
le Vlaams Blok - soutenait l’UCK en 1999) et de la Ligue padane…
Cette « minorité agitée » se serait sans doute tue, voire même se serait réjouie si les Kossovars n’avaient pas été musulmans. Car à leurs yeux, comme aux yeux de leurs amis sioniste ultra, là est le crime de cette indépendance : « Elle fait partie du nouvel expansionnisme islamique et du pacte Eurabia. »
Une fois de plus l’analyse géopolitique s’efface derrière des réflexes de front bas et, une fois de plus, les tenants de l’Occident et de la lutte contre l’islamisation se font enculer par ceux qui les manipulent : après les avoir bien « chauffés » dans la croisade anti-islam, les services de l’Oncle Sam installent sur leur paillasson, avec une ironie mordante, un État musulman…
Pour nous que le Kossovo soit chrétien, musulman ou athée, il ne devait pas accéder à l’indépendance pour une seule raison : car tout fractionnement de l’Europe, indépendamment de toute considération religieuse est actuellement un crime contre notre continent.
« Un va devant » dit-on. L’indépendance du Kossovo ne peut que donner des idées et servir d’exemple. Elle sera profondément déstabilisatrice dans les Balkans, mais quid en Espagne ? en France ? en Grande-Bretagne ? Comme l’écrit avec justesse Jean-Michel Vernochet : « cela augure mal de l’avenir des États nationaux, tous plus ou moins menacés à terme de landérisation. À commencer par le royaume belge maintenant devenu presque une fiction politique… »
Les États Unis après avoir démantelé les empires européens, tentent de faire de même avec les nations européennes. Une Europe fédérale serait une Europe faible donc sous contrôle américain. L’Union des Nations européennes étant le dernier rempart face à l’hégémonie des États-Unis, il est logique que ceux-ci soutiennent et favorisent la mort de celles-là.
Tel est le véritable problème et tous ceux qui de Nice à Strasbourg, de Bruxelles à Milan, font la promotion d’un régionalisme identitaire sont les alliés objectifs du Département d’État ou ses idiots utiles.

Kosovo, une énième provocation

Communiqué de la Section française des Jeunesses poutiniennes

d1cf887fd9689c7c8bd8b3255537541c.jpgLe Kosovo vient de déclarer son indépendance. Et l'ensemble des grandes puissances occidentales crient à l'émergence d'un nouveau pays. Ceci est une nouvelle attaque contre les intérêts slaves. La SFJP soutient l'idée du droit des peuples à décider d'eux mêmes, nous adhérons également à l'idée qu'une nation est une communauté de destin. Mais de quelle nation parle-t-on, de quel territoire parle-t-on ? Le Kosovo a toujours été une terre serbe et ce n'est que depuis l'invasion du Kosovo par les forces de l'OTAN que les Albanais sont majoritaires sur ce territoire. Si le Kosovo est reconnu par les instances internationales pourquoi celles-ci refusent de donner leur indépendance à la PMR , à l'Abkhazie, à l'Ossétie qui se sont déclarées indépendantes, ont leur gouvernement propre, leurs institutions, et qui fonctionnent de manière autonome depuis longtemps. La réponse est simple : les puissances occidentales mènent une guerre aux intérêts slaves.
Cette indépendance est une vaste farce dans laquelle les médias sont en train d'entraîner les peuples occidentaux, si la reconnaissance du Kosovo venait à se confirmer, la SFJP appelle à faire respecter le droit des minorités et celui des peuples à disposer d'eux-mêmes par la reconnaissance de la Transnistrie , de l'Abkhazie, de l'Ossétie du Sud, du Kurdistan et tant qu'on y est de la Gagaouzie.

VIVE LE DROIT DES PEUPLES A DISPOSER D'EUX-MÊMES, VIVE LA TRANSNISTRIE , L'ABKHAZIE ET L'OSSETIE LIBRES ET INDEPENDANTES !

18 février 2008

Kosovo : les vrais nationalistes français soutiennent les Serbes

Condamnation unanime de l’arrachement du Kosovo à la nation serbe au sein de la mouvance nationaliste authentique. Quelques exemples illustrant ce salutaire rassemblement pour dénoncer la monstruosité géopolitique que les européistes et les Américains veulent nous  imposer sur notre continent européen.

Le soleil se couche sur Mitrovica

par Pierre Richard de l’Action Française Etudiante

cf610bfe775a7b5d5d4590314b52c5b5.jpgLe Kosovo vient de proclamer son indépendance vis à vis de la Serbie. Cette indépendance, annoncée depuis plusieurs semaines par les médias occidentaux, a été soutenue par l’ONU et les États-Unis. La France a suivi le mouvement. Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire en fin de semaine, a fait remarquer que la carte de l’Europe au mur de la classe allait devoir être changée pour faire place au Kosovo…

Aucune voix ne s’élève clairement face à cette indépendance mis à part celle du premier ministre serbe Boris Tadic. La Russie est la seule a avoir publiquement soutenue la Serbie.
Le s États Unis après avoir démantelé les empires européens, avec l’aide des soviétiques, démantèlent les nations européennes.
Processus visant à asseoir leur hégémonie et leur contrôle sur le monde, les États-Unis voient d’un bon oeil l’indépendance du Kosovo.
Cette indépendance appuyée par les nations européennes est d’une hypocrisie criante.
Alors que le Royaume-Uni refuse l’unification irlandaise, l’indépendance de l’Écosse ; la France refuse l’indépendance Corse ; l’Espagne les indépendances catalane, basque… Ces mêmes nations acceptent une indépendance kosovarde !
Cette indépendance va sans nul doute dans le sens d’une Europe fédérale sous contrôle américain, les États-Unis d’Europe.
L’Union des Nations européennes étant le dernier rempart face à l’hégémonie américaine les État-Unis soutiennent et favorisent la mort de celles-ci.
En plus de mettre en péril les souverainetés nationales, l’indépendance kosovarde fragilise les Balkans. Les nations balkaniques comportent toutes de fortes minorités religieuses, qui suite au Kosovo pourraient réclamer leur indépendance; le problème pourrait toucher aussi bien la Roumanie que la Turquie. Le soleil se couche sur Mitrovica et le drapeau serbe est en berne; les États-Unis d’Amérique affirment encore un peu plus leur domination sur le monde…

 

L’ « indépendance » du Kosovo

Communiqué du Renouveau français

Ce dimanche 17 février, l’indépendance du Kosovo est proclamée. Depuis mille ans le Kosovo est une province de la Serbie. Il est même dès le XIIème siècle le véritable centre de gravité politique, culturel et religieux du pays. Cette indépendance au profit d’une majorité de musulmans albanophones occupant la région, et au détriment des Serbes écrasés sous leur poids démographique, s’inscrit dans le processus d’affaiblissement des nations par la régionalisation, voulu par l’Union Européenne. Cette dernière va envoyer au Kosovo une délégation de policiers et juristes européens chargé d’accompagner l’indépendance et la mise en place des nouvelles structures étatiques, avec un budget de 205 millions d’euros. Rappelons qu’un grand nombre d’Etats (principalement Etats-Unis, France, Allemagne et Italie) ont approuvé cette idée de démantèlement de la Serbie , et qu’elle seule avec la Russie (qui a, entre autres, par le passé contribué a chasser les Ottomans de la région) s’y opposent. En plus du terrible drame vécu par la population serbe, cet évènement a et aura des conséquences bien plus larges. En effet, les chartes européennes faisant la promotion du régionalisme et du communautarisme ethno-linguistique, qui pour l’instant ne semble pas encore trop affecter l’entité territoriale et culturelle des nations européennes, vont permettre l’émergence de nouvelles revendications.

Pierre Hillard dans son remarquable livre La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, prévoit avec réalisme « l’instauration d’une multitude d’entités territoriales, politiques autonomes puis indépendantes, sortes de « Kosovo-bis », partout en Europe et permettant à ces populations non-européennes de faire véritablement souche ». Toute communauté religieuse, culturelle ou ethnique, dès lors qu’elle est majoritaire dans une province ou une commune, pourra exiger l’application de sa langue, de ses coutumes, de ses traditions religieuses à l’école, dans les services administratifs et dans la vie politique du lieu, les menant progressivement à une autonomie puis à l’indépendance. C’est une perspective clairement contraire au principe de subsidiarité que nous défendons, celui-ci devant assurer l’équilibre de la nation sans jamais en menacer l’intégrité. « La ratification progressive de tous les textes germano-européens en faveur de la régionalisation et de la reconnaissance du principe ethniciste ne rendra service que sur une courte période aux Catalans, Basques ou Hongrois de Roumanie pauvres en enfants. Sur le long terme, entretenus par une démographie plus vigoureuse et nourris de,l’apport extérieur et régulier de l’immigration, les véritables gagnants de l’Europe ethniciste sont les populations non-européennes ».

Par le « principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », les empires coloniaux ont péri au XXème siècle. Aujourd’hui, ce même principe continue de favoriser la décomposition des nations. Comme l’avouait ce cher baron de Rothschild, pour l’instauration d’un gouvernement mondial, « le verrou qui doit sauter, c’est la nation ».

 

Kosovo je Srbija - Le Kosovo c'est la Serbie !

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Après le Kosovo

 

 

par Boris Le Lay

L'indépendance du Kosovo est désormais un fait pour l'Occident. Se faisant Tel Aviv et Washington ainsi que leurs vassaux français, anglais et européens en général, ont pris le risque de créer un précédent dans l'ordre international. L'objectif premier est tout simplement de démanteler une Yougoslavie hostile aux USA et au contrôle capital des Balkans par l'empire via ses larbins eurocratiques. L'isolement de la Serbie consommé, il ne restait qu'à mettre à sa tête un collaborateur, ce qui fût fait il y a peu avec la réélection de Tadic. Cependant ce pays n'est pas encore mûr pour un capitulation. Nul doute que l'Axe atlanto-sioniste s'y emploiera, mais il n'en demeure pas moins que s'achève une phase essentielle de destruction des positions russes en Europe orientale. Il aura fallu cependant créer de toute pièce une nation, usant du séparatisme, pour y parvenir. L'objectif plus large étant l'isolement de la Russie et de la Chine par les USA. Cependant, ce précédent ne manquera pas d'alerter et de donner à Pékin, Téhéran et Moscou tous les éléments nécessaires pour prévenir de tels scénarios sur leur terrain respectif et de jouer cette carte séparatiste contre les USA. Déjà dans le Caucase, la Russie entend créer deux républiques, une abkhaze et une ossète, afin de mettre la pression sur une Géorgie alignée sur l'OTAN. Moscou n'hésitera certainement pas à mettre la pression sur les états baltes ou résident de nombreux russophones, créant de grandes difficultés à l'Union Européenne. On est frappé de voir que c'est une minorité musulmane qui a été une fidèle alliée de Washington et Tel Aviv dans cette opération. Preuve de la défiance tout à fait relative entre les néo-conservateurs US et l'Islam en tant que tel. En vérité, partout ou les USA ont désiré intervenir se sont trouver des « islamistes » pour justifier une telle intervention: tantôt contre eux (Irak) tantôt en leur faveur (Afghanistan contre les Russes). Cet antagonisme Islam/Occident est en vérité théâtralisé.

Ce précédent dans le droit international remet au coeur de la logique des rapports entre nations le droit du plus fort, le droit du sang. Car les Kosovars albanais sont dans leur droit naturel : la terre qu'ils peuplent majoritairement est légitimement à eux. Cela réduit d'autant la portée du légalisme ONUsien. Les atlanto-sionistes ont donc consommé l'ordre international qu'ils avaient instauré après 1945 : fin de Bretton Woods en 70, fin du mythe démocratique en Irak en 2003, fin du droit international promu par le machin avec le retour au « fait accompli » sur le droit.

Ce dernier élément a notre sympathie en soi, car nous croyons au réel et non pas à l'abstraction des paperassiers droits de l'hommard.

Il faut donc s'attendre, et nous voyons Moscou s'y employer, à une réaction radicale de l'Union Eurasienne contre les foyers séparatistes manipulés par les sionistes, jouer la carte du séparatisme à l'image du Kosovo dans des endroits lui étant favorable et reconnaître des minorités hostiles à Washington et Tel Aviv.

C'est certainement la contre offensive russe qui risque de surprendre le monde. Mais l'empire a décidé d'opter pour la fuite en avant, une fuite en avant qui repose sur l'idée que Moscou est dépourvue de moyens sérieux de rétorsion et que la Chine est trop occupée par son économie et ses tensions sociales pour perturber l'avancée USAméricaine. Cette idée risque de s'effondrer dans la mesure ou la puissance de l'empire est en réalité celle d'un tigre de papier même plus en mesure d'assurer la circulation dans Bagdad et ce fait se sachant de plus en plus, encouragera une fronde panasiatique.

Cette fuite en avant fait suite à la défaite programmée en Irak et vise l'ouest russe et l'est asiatique. Cette offensive décisive pour Washington est censée lui offrir l'isolement de cette Russie qu'elle craint tant.

En vérité, loin de l'isoler, les USA ont précipité l'union eurasiatique (son cauchemar) au sein de l'OCS, Organisation de Coopération de Shangai qui voit les pays d'Asie Centrale, la Russie et la Chine créer une structure de plus en plus intégrée de dimension stratégique. L'Iran et l'Inde y ayant statut d'observateur, ce qui leur ouvre des possibilités en terme de coopération énergétique. Des manoeuvres militaires communes entre Russie et Chine ont désormais lieu régulièrement. Dont la prochaine impliquant 6500 soldats. Le futur président russe a par ailleurs annoncé la signature d'un contrat avec la Chine afin de fournir du gaz à ce pays. Poutine a récemment vanté des relations sino-russes « qui n'avaient jamais été aussi bonnes dans l'histoire ». Un temps sur la réserve, la Russie usait de ses réserves pétrolières et gazières comme d'un moyen de chantage sur Washington : « Pas d'énergie aux chinois contre un respect de notre aire d'influence ». En agressant systématiquement les russes, les américains ont poussé ces derniers et leur potentiel énergétique dans les bras d'une Chine soucieuse de trouver une alternative au pétrole moyen-oriental. Par ailleurs le Japon, totalement aligné sur les USA, devra certainement modérer son soutien s'il veut pouvoir jouir d'une part du pétrole et du gaz sibérien.

L'Eurasie de Douguine se réalise sous nos yeux et ce grâce à Washington. L'OCS représente 1.6 milliards d'individus et 12 000 milliards dollars de PIB contre 13 000 pour l'UE. Avec ses observateurs iranien et indien, l'OCS représente 2.6 milliards d'individus. Autant dire que celui qui s'isole de plus en plus n'est pas celui que l'on croit.

15 février 2008

Le Kosovo c’est la Serbie !

A deux heures de vol de Paris, les euromondialistes et les Américains veulent nous imposer un Etat islamo-mafieu, menaçant la paix dans toute l’Europe !

Hier, ils encourageaient le nettoyage ethnique des Serbes en Bosnie et en Krajina. Aujourd'hui, c'est au Kosovo et demain... ? Au Sandjak ? En Macédoine ? C’est intolérable !

Dimanche, 15 heures

Tous à PARIS

 

Place de la République

(M° République)

 

 

Contre le nettoyage ethnique et religieux

Contre l'islamisation de l'Europe

Contre les bandes armées soutenues par l'OTAN

Contre l'euromondialisme et l'impérialisme américain

Pour une Serbie, Une Grande, Libre dans une Europe européenne !

Pour que la France ne se déshonore pas en reconnaissant un Etat fantoche islamo-mafieu contre son allié historique la Serbie !

Tous ensembles soutenons

la province historique serbe !

 

14 février 2008

Benoît Fleury, un petit Rat noir major de l’agrég de Droit !

Source : 20Minutes.fr, éditions du 11/02/2008 - 23h30 via Union des Patriotes.

Le titre est prestigieux, mais le nom fait un peu tiquer dans le milieu juriste universitaire. Le major de l’agrégation en histoire du droit cette année est Benoît Fleury, un ancien chef du GUD, mouvement étudiant d’extrême droite aujourd’hui dissous.

Le droit, l’homme qui se dit ouvertement antisémite dans une interview donnée en 1999 à L’Echo des Savanes le connaît. Et pour cause: il est un habitué des chambres correctionnelles et de la section disciplinaire de l’université Paris-II, fief du GUD. «Son nom est resté connu à Assas, bien qu’il ait dirigé le GUD que de 1995 au début des années 2000», explique Talia, une ancienne dirigeante du syndicat de gauche Unef. «Il est connu pour ses actions violentes Benoît Fleury avait en effet été exclu plusieurs fois de l’université pour de multiples agressions, injures racistes, manifestations antisémites et incendie du local de l’Unef. Il avait été également condamné à trois mois de prison avec sursis en 1998 pour avoir agressé d’autres militants d’extrême droite.

Dans l’interview à L’Echo des Savanes, le militant se revendique du Belge Léon Degrelle, un ancien Waffen-SS, ou de Nasser et Saddam Hussein. Il assume la violence: «Nous, partout où il peut y avoir de la baston, on y va. (…) Il faut être prêt à aller jusqu’au bout

540df9ff66d26e9857b2b995f8603d41.jpgSon engagement extrémiste provoque une levée de boucliers en octobre 2000, lorsque l’école doctorale lui attribue une bourse d’environ 6 500 francs (1 000 euros environ) par mois pour sa thèse. Ce qui ne l’empêchera pas de présenter une thèse en 2006 sur «l’abdication dans le droit public européen de l’époque moderne». Son engagement est moins évident après la dissolution du GUD, mais il continuerait à fréquenter les milieux d’extrême droite. «Je l’ai vu il y a quelques années à une manifestation contre l’avortement», raconte Talia.

 «L’agrégation d’histoire du droit est extrêmement prestigieuse, car elle est l’une des rares à offrir directement le poste de professeur des universités», confie à 20minutes.fr un professeur d’Assas. A ce titre, Benoît Fleury devrait être nommé par décret par le président de la République en personne. En tant que major, il est prioritaire pour son affectation. «Pour être agrégé, il faut être coopté par un petit milieu», se désole le professeur. Benoît Fleury aurait-il bénéficié de la mansuétude de certains professeurs dans un milieu réputé très à droite ?

Rien ne le prouve, mais en tous les cas, cette nomination ne laisse pas indifférents les milieux universitaires. «Ca râle chez les profs de gauche», raconte l’enseignant. Lundi, un blog spécialisé dans l’histoire du droit a fermé en raison du «débat (passionné) qui a suivi la proclamation des résultats de l’agrégation».

Le Réseau France nationaliste félicite Benoît pour cette prouesse intellectuelle et lui dit bonne chance pour la suite.

 

 

10 février 1977 : Comment le sacrifice d’Alain Escoffier fut l’occasion pour les solidaristes de rallier le FN

par Laurent Latruwe

622ed6e35a1db7e476ba703a9007eb81.jpgAvec l’annonce officielle de la venue en France du Président soviétique Leonid Brejnev au printemps, le premier semestre 1977 connaît une recrudescence d’activisme anti-communiste et anti-soviétique rarement égalé depuis les années 1960. Le contexte de la Guerre froide et, surtout, l’attitude pour le moins complaisante du Président Valéry Giscard d’Estaing à l’encontre des totalitarismes rouges, avaient exaspéré les passions à la droite de la droite. Les forces de la droite nationale et nationaliste étaient alors éparses et ne représentaient quasiment rien sur l’échiquier politique. Les plus virulents agissaient au sein de petits groupes très militants. Il n’existait aucune cohésion entre ces forces politiques très réduites, et encore moins de projet d’union que cela soit pour des élections, des campagnes politiques thématiques ou une stratégie d’ensemble. Ce n’était pas faute d’avoir tenté : En novembre 1976, à l’occasion d’une élection partielle dans le Ve arrondissement de Paris, le GAJ s’aventura à lancer une candidature à côté du FN. Pour les Municipales du 20 mars 77, des candidats Jeune Garde/GAJ prévoyaient de faire liste commune avec le FN. Mais d’une manière générale, beaucoup se faisaient quasi ouvertement la guerre, sous l’œil souvent goguenard des groupes gauchistes, alors très développés, et des observateurs attentifs du régime giscardien en place.

Un activisme anticommuniste épars

682f34630e4567826de7c87014ce0d9d.jpgA la pointe de ce regain d’activisme, les réseaux liés au Parti des Forces nouvelles (PFN) et les solidaristes étaient de loin les plus actifs, essentiellement dans la provocation pour les premiers. Sur la région parisienne, cette agitation anticommuniste se focalisait de plus en plus sur des bases comme la faculté de droit de la rue d’Assas où GUD (Groupe union défense, lié au PFN) et GAJ (Groupe action jeunesse, lié aux solidaristes) rivalisaient. Si le PFN, principal rival du Front national de Jean-Marie Le Pen, entendait être la base d’un véritable mouvement d’opinion nationale, il ne rechignait pas à recourir fréquemment à des méthodes activistes dignes de mouvements comme Jeune Nation dans les années 1950-1960, Occident ou, plus récemment, Ordre Nouveau. Les solidaristes, quant à eux, plus ou moins issus historiquement du Mouvement Jeune Révolution (composé d’anciens de l’OAS-Métro Jeunes), se donnaient comme créneau politique la lutte sans merci contre le collectivisme étatique à l’Est et ses têtes de pont en Occident. C’est dans cette optique que plusieurs militants solidaristes allèrent même en URSS distribuer des tracts anticommunistes, en solidarité avec les mouvements clandestins locaux (comme le NTS), se faisant interpeller par les autorités et expulser manu militari du pays. La mouvance solidariste, composée de comités et groupes divers, apparaissait comme un élément hétérogène, difficilement classable dans le champ politique. Cela était dû à la fois à son originalité, à une ligne politique extrêmement fluctuante, aux différentes mentalités de ses cadres. Le Mouvement Solidariste Français, dont le bureau politique était composé de Gérard Bouchet, Alain Boinet, Philippe Lemoult, François Martin, Pierre Malaucène et Jean-Pierre Stirbois, était sans doute le plus influent sur la région parisienne.

Une torche humaine

d0072f0b2a58e46f4abde9cecce031a3.jpgLe vendredi 10 février, une énième manifestation devant l’agence de l’Aeroflot à Paris sur les Champs-Élysées, lieu symbolique de la respectabilité du soviétisme en France, fut annoncée. En présence d’un service d’ordre conséquent de la Préfecture de police, quelques centaines de militants se rassemblèrent dans le calme, peu avant 15 heures. Tout à coup, au milieu des slogans hostiles à l’URSS et au communisme en général, un homme jeune, en veste et cravate, se détacha de la foule. Il portait à la main deux jerricans en plastique jeune. Profitant de l’inattention de la police, il entra dans le hall de l’agence soviétique, eut juste le temps de s’asperger de l’essence contenu dans les jerricans, lança un dernier « communistes assassins », puis s’enflamma. Aussitôt, quelques employés russes de l’Aeroflot tentèrent de le secourir en utilisant un extincteur à poudre, en vain. Gravement brûlé, il fut transporté d’urgence à l’hôpital Foch de Suresnes, où il décéda de ses blessures[1].

Très vite la presse se pencha sur la personnalité du jeune homme, d’une façon plus ou moins honnête : Ancien d’Occident, Alain Escoffier était à 27 ans le trésorier du Comité de liaison d’action nationaliste, le CLAN. Ce père d’une petite fille de 6 ans habitait un deux-pièces au neuvième étage de la Résidence des Acacias, un modeste HLM de Villejuif[2]. Passionné de musique et de photo, Alain Escoffier avait des convictions nationalistes bien ancrées, sans doute en raison du fait que son père, très engagé dans le combat en faveur de l’Algérie française, fut interné avec tant d’autres patriotes au camp de Saint-Maurice-l’Ardoise par le régime gaulliste, et que son ex femme était une réfugiée de RDA.

Bien que séparé de son épouse depuis deux ans, et ayant mis un certain temps à accuser le coup, Escoffier était loin d’être un déséquilibré comme l’on souligné d’infâmes articles parus dans Libération[3] et, bien entendu, L’Humanité. « Si je dois mourir, ce sera pour mes idées », aurait-il confié à sa femme quelques temps plus tôt, laissant dans le souvenir de ses proches l’image d’un homme décidé et politique, à l’inverse du désespéré dépeint dans les feuilles gauchistes. Interrogé par Rivarol, son beau-père fut particulièrement clair sur ses motivations : « Alain s’est suicidé pour des raisons politiques, que son ex-femme partageait d’ailleurs. C’était un croyant et un mystique. Il n’avait pas le sentiment, en s’immolant comme les martyrs, de s’éloigner de Dieu »[4]. Le jour où il avait décidé de s’immoler, il s’était rendu préalablement, comme d’habitude, dans la banque où il travaillait.

Face à la veulerie du régime giscardien

Rapidement l’affaire prit une dimension politique : ce furent les solidaristes, derrière Michel Collinot notamment, qui prirent en main un comité de soutien en charge de donner un retentissement politique d’importance au geste d’Escoffier. Les militants de la mouvance du PFN se joignirent immédiatement à cette initiative. Le dimanche 19 février, Mgr. Ducaud-Bourget lança de la paroisse catholique traditionaliste, Salle Wagram, un vibrant appel à rejoindre ce comité. La plupart des associations de réfugiés des pays de l’Est suivirent. Progressivement, le Comité Alain Escoffier, domicilié au 133 de l’Avenue Charles De Gaulle à Neuilly-sur-Seine, prenait forme. Alain de Sancy, Président de l’Association des « Anciens » du camp d’internement de Saint-Maurice-l’Ardoise s’y joignit. Très vite, une agence de presse fut mise en place sous la responsabilité de Michel Collinot, spécialisée dans les informations en provenance du Bloc de l’Est, de même qu’un centre de documentation et de propagande anticommuniste, le Centre d’information et de propagande pour la liberté (CIPL). Des comités Alain Escoffier voyaient le jour en province : Lyon, Marseille, Fréjus, Annecy, Saint-Etienne, Montpellier, Aix-en-Provence, Rouen, etc. Plus de 4 000 signatures furent collectées afin de soutenir l’élan de solidarité envers le geste terrible du jeune homme et de ce que cela pouvait représenter pour la mouvance nationaliste et le combat anticommuniste.

Le lundi suivant, 13 février 1977, une trentaine d’entre eux, toutes tendances confondues, voulurent rendre hommage à leur camarade décédé. Brandissant une pancarte sur laquelle son nom était accolé à celui de Jan Palach, ils déposèrent une gerbe avant de s’engouffrer dans les locaux de l’agence soviétique. Barricadant la porte d’entrée avec des chaînes, ils eurent juste le temps d’asperger une partie du mobilier et surtout le portrait de Lénine, avant que la police n’intervienne brutalement en passant par une porte arrière. Devant les yeux effarés des petites hôtesses blondes qui s’étaient réfugiées dans un coin, les CRS chargèrent les nationalistes français en plein cœur de l’agence. Refoulés contre les baies vitrées qui se brisèrent sous la pression, trois d’entre eux furent blessés. Après les avoir tabassés copieusement, les policiers en embarquèrent treize sans ménagement.

Les ordres de la Préfecture de police étaient sans détours à l’encontre des militants nationalistes : Moscou s’était plaint officiellement à Paris suite à la manifestation du 10 février. Le ministre de l’Intérieur, convoqué à Matignon, avait reçu des consignes strictes. Il n’était pas question pour le Gouvernement de Raymond Barre de faire mauvaise figure vis-à-vis de Brejnev. D’autant que le ministre soviétique des Affaires étrangères venait de faire savoir à Paris qu’il entendait que « les coupables soient sévèrement punis » et que toutes les mesures soient prises « pour garantir que des faits semblables ne se reproduisent pas à l’avenir »[5]. Cette réaction faisait suite à celle du directeur de l’Aeroflot qui avait évoqué un véritable « acte d’agression » et tenté d’accréditer l’idée qu’Escoffier faisait partie d’un groupe de plusieurs personnes qui l’avaient presque poussé à l’acte avant de s’enfuir. A croire que Moscou dictait ses ordres à Paris. La version mensongère des faits et la campagne de dénigrement du jeune homme et de la mouvance nationaliste en générale, furent bien évidemment relayées par L’Humanité[6]. Durant tout le printemps 1977, mêmes les fleurs hâtivement déposées devant l’Aeroflot furent promptement enlevées par les fonctionnaires de la Préfecture.

Renvoyés devant la Justice , trois militants furent bientôt écroués à Fresnes et Fleury-Mérogis : Alain Boinet, Jean-Claude Nourry et Laurent Maréchaux. Il fallait se venger de ces jeunes gens qui avaient osé mettre dans l’embarras le Gouvernement à la veille de la visite du Premier soviétique à Paris. Boinet et Maréchaux seront libérés après un mois d’incarcération.

Cela n’arrêta pas les coups de main et autres manifestations : le 28 février, une petite réunion à la faculté d’Assas était organisée par le GUD. Roland Gaucher, membre du bureau politique du PFN, et Michel Collinot encouragèrent la mobilisation. Lors de la réunion publique du Front national à la Mutualité , le 9 mars, à l’occasion des Municipales sur Paris, on évoqua le sacrifice d’Escoffier. Puis la soirée du 20 mars fut l’occasion de rameuter du monde devant l’Aeroflot, placé sous bonne garde. Quelque 2 000 personnes, à l’appel du CIPL, avec en tête Jean-Marie Le Pen et Michel Collinot, tinrent tête à plus d’un millier de CRS et de gendarmes mobiles. Des drapeaux nationaux et autres banderoles « Nous sommes tous des dissidents » et « Brejnev – Giscard complices » ornaient le groupe de manifestants avec quelques drapeaux frappés d’un trident solidariste semblable à celui du NTS. Les forces de l’ordre finirent par charger, sans ménagement, faisant une quarantaine d’arrestations et transformant la manifestation en course-poursuite dans les rues de Paris[7]. Dans la foulée, un petit groupe d’une cinquantaine de manifestants fit irruption Salle Wagram, vers 22 heures, où se tenait une réunion débat avec Michel d’Ornano, Michel Monod et Michel Rocard, en présence de la chaîne de télévision Antenne 2. L’émotion fut vive et les invités indésirables rapidement repoussés vers la Place des Ternes par la police.

Le « Jan Palach français »

 Rivarol relaya une « lettre ouverte à la presse » qui rassemblait la plupart des signatures les plus prestigieuses du mouvement national et nombre d’intellectuels de droite engagés : Christian Baeckroot, Francis Bergeron, Me Eric Delcroix, le caricaturiste Pierre Pinatel, l’écrivain Jean Raspail, le capitaine Pierre Sergent, le journaliste Roland Gaucher, Pierre Sidos, Me Tixier-Vignancour, Pascal Gauchon, Président du PFN, le journaliste Georges Daix de L’Aurore, Léon Héritier, le maire de Fréjus, les monarchistes Pierre Juhel et Michel Fromentoux, etc. Pour l’hebdomadaire nationaliste, Escoffier était le « Jan Palach français ».

Ce document émouvant rappelait qu’« Alain Escoffier faisait partie de cette génération qui avait vingt an en 1968 et qui fut au moins autant marquée par la contestation d’août 1968 à Prague que celle de mai à Paris » et confirmait le sens politique de son geste : « son acte courageux [avait] eu pour but de dénoncer le non-respect flagrant des Accords d’Helsinki »[8].

Le sacrifice du jeune homme est à classer au nombre des victimes des « torches vivantes », ces jeunes gens qui s’immolèrent publiquement pour protester contre la politique américaine au Viêt-Nam, ou contre l’intervention soviétique au printemps 1968 en Tchécoslovaquie. A Prague, le premier à avoir choisi ce destin de victime-symbole, fut Jan Palach, étudiant tchèque de 20 ans qui s’immola le 16 janvier 1969 ; sa mort provoquant de vastes manifestations en Europe occidentale. En février de la même année, Jan Zajic, un autre étudiant, l’imita ; puis ce fut au tour d’Evzen Plocek, début avril, de se suicider par le feu à Jihlava en Moravie. Mais pour Alain Escoffier, obscur petit militant de la cause nationaliste, il n’y eut aucune manifestation spontanée d’un demi-million de personnes comme en mars 1969 en Tchécoslovaquie, manifestation rapidement réprimée au demeurant. Juste quelques articles dans la presse nationale et d’émouvantes obsèques.

Le ralliement solidariste à la flamme tricolore

982012715bbc72858b8e673f64df4ffd.jpgCes dernières se déroulèrent le 23 février en l’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, boulevard Ledru-Rollin. La messe dite par l’abbé Bayot fut suivie par une cérémonie au cimetière accompagnée des chœurs russes de l’église de la rue Daru.

Cette cérémonie funèbre fut l’occasion d’unir momentanément tout ce que les forces nationales et nationalistes pouvaient alors compter : des catholiques traditionalistes de Monseigneur Lefebvre, aux nationaux (PFN, FN) en passant par les solidaristes, les monarchistes toutes tendances confondues, jusqu’à L’œuvre française de Pierre Sidos.

Au sortir de la messe, Jean-Marie Le Pen et Jean-Pierre Stirbois se croisèrent, se saluèrent et échangèrent quelques mots. Ce modeste contact devait prendre une dimension historique sans précédent dans l’histoire de la Droite nationale depuis 1945. En septembre suivant, Jean-Pierre Stirbois et nombre de ses amis rejoindront le Front national.

Bien entendu, Stirbois, Collinot et tous ceux qui les suivirent dans un même élan au sein du Front national, ne prétendaient pas représenter l’ensemble de la mouvance solidariste. Ce ralliement faisait indirectement suite à la période 1974-1975 qui avait vu se consommer la rupture entre les activistes du GAJ (Jean-Gilles Malliarakis, Patrice Janeau, François-Bernard Huyghe, Michel Bodin) et les solidaristes qualifiés d’historiques (car issus du Mouvement Jeune Révolution et du Mouvement solidariste français - MSF). Certains relancèrent le MSF (Philippe Lemoult), d'autres fondèrent le Groupe action solidariste (GAS) avec Les Cahiers du Solidarisme (Alain Boinet, Laurent Maréchaux). Beaucoup resteront à l’écart du FN pendant des années encore et certains ne s’en approcheront jamais[9].

Mais le fait est là : une partie non négligeable de cette mouvance allait apporter un élan neuf au parti de Jean-Marie Le Pen, un potentiel considérable, des cadres plus jeunes, bien formés politiquement tout en étant rompus à l’activisme de rue. Patron d’une petite imprimerie, Stirbois apportait en plus à Le Pen des capacités logistiques essentielles pour le combat national. Epoux de Marie-France Charles, une ancienne militante d’Occident-Nanterre issue d’une famille authentiquement gaulliste, Jean-Pierre Stirbois offrira une implantation politique durable au FN dans la région de Dreux et en fera une base de la reconquête nationale nécessaire pour que vive la France. Promu secrétaire général du FN en 1981, il sera en 1983 l’incontournable maître d’oeuvre du « coup de tonnerre de Dreux » avec 16 % des suffrages exprimés et une alliance sans précédent avec la droite RPR-UDF aux Municipales.

La mise en place d’une authentique Droite nationale et populaire durable et incontournable dans notre pays était assurée.

La mort tragique d’Alain Escoffier resta un temps dans la mémoire nationaliste. En 1987, pour les dix années de son sacrifice, le Front national de la jeunesse derrière Martial Bild rassembla la mouvance nationaliste parisienne sur les lieux du drame. Dans cette manifestation de 300 personnes devant l’agence de l’Aeroflot sur les Champs-Elysées, on reconnaissait en bonne place les députés FN Jean-Pierre Stirbois et Jean-François Jalkh.


[1] Le Monde, 12 février 1977.

[2] Le Figaro, 11 février 1977.

[3] Notamment l’article infâme de Frédéric Laurent (cité par F ; Bergeron & Ph. Vilgier, De Le Pen à Le Pen. Une histoire des nationaux et des nationalistes sous la Ve République , Paris, Ed. Dominique Martin-Morin, pp. 164-165).

[4] L’Aurore, 15 février 1977 & Rivarol, 17 février 1977.

[5] Rivarol, 24 février & 3 mars 1977.

[6] L’Humanité, 23 février 1977.

[7] Rivarol, 24 mars 1977.

[8] Idem.

[9] Pour les lecteurs intéressés par la mouvance solidariste, un site Internet très utile est à signaler à cette adresse : http://identites.nationales.free.fr/Dos/Dossiers/MSF.htm

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