17 mai 2008

Paris : Agression par une milice sioniste après une conférence sur la Palestine

 D’après no-media

Le 15 mai 2008, s’est tenu au Centre international de culture populaire (CICP), un hommage à Georges Habache, en présence notamment de Georges Malbrunot (journaliste au Figaro et auteur du livre Les révolutionnaires ne meurent jamais – entretiens avec Georges Habache, Ed. Fayard). Cette conférence avait pour but de cerner ce personnage fondateur du Front populaire de libération de la Palestine , symbole de nombreux combattants de la liberté à travers le monde et de faire le point sur les 60 ans de ce que les Palestiniens appellent la « nakba » (la catastrophe).

Cette initiative s’est déroulée au CICP, maison de solidarité internationale située dans le XIe, où sont domiciliées plusieurs organisations oeuvrant pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

Alors que tout s’était bien déroulé, les cinq dernières personnes ayant fait la fermeture du Centre se sont fait agresser en bas de la rue par un commando de 25 extrémistes sionistes casqués et armés de matraques et munis de gaz lacrymogènes. À la fin de cette attaque ciblée, préméditée et en bande organisée, un technicien engagé pour l’occasion par le CICP a été blessé grièvement et emmené à l’hôpital par les pompiers. De nombreux habitants du quartier ont été témoins des faits, se sont mobilisés et ont donné plusieurs éléments sur les agresseurs aux policiers arrivés sur place. Une plainte a été déposée par les victimes et le CICP.

Cet événement fait suite à de nombreuses agressions régulières du (graffitis de la Ligue de défense juive – LDJ sur les murs des locaux, dégradations et tentative d’incursion dans le Centre, etc.).

 

Note : La LDJ est une émanation directe du parti raciste ultra-sioniste de feu le rabbin américain Meier Kahana, le Kach, interdit en Israël en 1994. Aux USA, elle fut connue sous l’appellation de Jewish Defense League. En 2001, la JDL a été classée comme organisation terroriste par le FBI qui a indiqué sa responsabilité dans plusieurs attentats à la bombe commis entre 1980 et 1989. En décembre 2001, le président de la JDL , Irv Rubin, est arrêté et mis en examen pour avoir projeté des attentats contre une mosquée américaine et le bureau d'un député américain d'origine libanaise.

Constituée en France en octobre 2000 sous le nom de « Liberté démocratie et judaïsme », elle serait actuellement dirigée en France par Michaël Carlisle, un ancien activiste du mouvement d’extrême-droite Occident, dissous en 1968. Carlisle a été aperçu le 1er mai dernier, en marge de la manifestation patriotique du FN, observant et notant toute dérive « antisémite » selon ses critères, comme il le fait souvent pour de nombreuses manifestations nationalistes à Paris.

04 février 2008

Plus de permis de conduire pour Jamel Debbouze !

 

Jamel fait encore parler de lui…

Le tribunal correctionnel de Paris, qui avait convoqué lundi l'humoriste Jamel Debbouze pour répondre d'une conduite sans permis, l'a sanctionné pour son absence à l'audience, ordonnant sa comparution le 2 juin et lui interdisant de conduire tout véhicule d'ici là.

Le 8 avril 2007, Jamel Debbouze avait fait l'objet d'un contrôle de police sur les Champs-Elysées, alors qu'il était au volant d'une grosse berline de location. L'acteur avait alors reconnu savoir depuis un an que son permis avait été invalidé après qu'il eut perdu tous ses points. Mais, avait-il assuré, une action était en cours devant le tribunal administratif qui devait lui rendre tous ses points et mener à la restitution de son permis. Il s'estimait donc autorisé à conduire.

Lors d'une première audience, le 15 octobre, le président de la 30e chambre correctionnelle, Luc Barbier, avait renvoyé l'affaire au 4 février. Il estimait que l'administration devait lui fournir des documents complémentaires concernant les six infractions routières commises par l'humoriste et ayant mené au retrait des 10 points de son permis.

M. Barbier avait d'ores et déjà ordonné que le comédien assiste à l'audience du 4 février. Pourtant, lundi matin, il ne s'est pas présenté car, d'après son avocat Me Sébastien Dufour, il était « dans le sud de la France , pour la promotion d'un film ». Le président a donc suivi en tout point les réquisitions du procureur qui a estimé qu' « il n'y avait pas lieu (pour M. Debbouze) de contourner cette comparution personnelle ».

Comme le demandait le ministère public, le tribunal a ainsi placé l'humoriste « sous contrôle judiciaire, avec interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur » d'ici l'audience du 2 juin.

30 janvier 2008

Mohamed Abdallah, le directeur de collège qui se serait blessé lui-même

 

 

Le 10 novembre dernier, le principal adjoint du collège Pablo Neruda de Pierrefitte en Seine-Saint-Denis avait été retrouvé dans l'établissement, agonisant, un couteau de 25 cm planté dans l'abdomen. Un drame qui avait suscité l'émoi de la classe politique, Nicolas Srakozy en tête. Aujourd'hui, les enquêteurs en charge de l'affaire, soupçonnent Mohamed Abdallah de s'être  blessé lui-même. L'homme de 44 ans a été placé en garde-à-vue mardi à Saint-Denis-de -La-Réunion, dont il est originaire.

Père de deux enfants, M. Abdallah était adjoint depuis la rentrée 2007 dans ce collège. Selon une source proche du dossier, il vivait mal cette nouvelle affectation, loin de sa famille restée à La Réunion. Le jour de l'agression, il venait d'ailleurs de rentrer de l'île.

21 janvier 2008

Diplomatie : Voyage officiel en France sur l'agenda 2008 d'Al-Qaïda

 

 

Alors que les services secrets espagnols ont averti Paris de risques d'attentats imminents, celle qui est présentée par les médias occidentaux comme la pasionaria d'Al-Qaida, Fatiha Mejjati, annonce une «punition» prochaine pour la France.

La «veuve noire» d'Al-Qaida menace la France , c’est ce que nous annonce ce matin la presse du Figaro au Parisien/Aujourd'hui en France : Dans un entretien Fatiha Mejjati, veuve d'un haut responsable de l'organisation, Karim Mejjati, avertit que «le sanctuaire français n'existe plus» et prévient que « la France sera punie» pour «son allégeance à l'Amérique». La politique étrangère de la France s'aligne sur celle des Etats-Unis. La France ne sera donc plus épargnée, elle est même une «cible prioritaire», assène-t-elle. Karim Mejjati a été abattu en avril 2005 en Arabie saoudite. « Chance pour la France  », ce Franco-Marocain était soupçonné par les services antiterroristes d'être le cerveau des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, qui avaient provoqués la mort de 195 personnes. Il est également accusé d'avoir coordonné les attentats de Casablanca du 12 mai qui avaient fait 45 morts.

«Cette politique vous expose dangereusement»

1026f10cea3983960d39e4c5b8049274.jpgPour elle, le voyage de Nicolas Sarkozy à Kaboul, «sainte terre d'islam» «a provoqué un déclic». «Al-Qaida tient toujours sa parole [ Ah bon... ? Pas Sarkozy par contre... ! ndlr]. Quand on fait la guerre, il faut s'attendre à recevoir la guerre», souligne-t-elle avant d'ajouter : «Quand Sarkozy va en Arabie Saoudite, c'est pour vendre des armes contre les musulmans. Cette politique vous expose dangereusement».

En outre, les services secrets espagnols auraient averti la DGSE française et le MI 5 britannique de risques d'attentats liés à la visite cette semaine du président Musharraf à Paris et à Londres. Reste à savoir si nous sommes dans l’info ou dans l’intox… !

19 janvier 2008

Paris : Un ami de Jamel Debbouze saucissonnait les vieilles dames pour les voler

Avec l’AFP - Trois hommes, dont un ancien braqueur devenu acteur de théâtre, devaient être présentés ac33258129b3256ef593d2a642ed0d64.jpgvendredi à un juge en vue de leur éventuelle mise en examen pour avoir tenté de cambrioler le domicile d’une personne âgée dans un quartier huppé de Paris, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. De source proche de l’enquête, le comédien ne serait autre qu’un très bon ami du célèbre acteur comique Jamel Debbouze.

Le parquet de Paris, qui a ouvert une information judiciaire pour tentative de vol en bande organisée confiée à la juge Corinne Goetzmann, a requis leur mandat de dépôt, selon cette source. Selon plusieurs sources proches du dossier, les trois hommes, âgés de 40, 44 et 58 ans, ont été interpellés mercredi matin dans le VIIe arrondissement de Paris alors qu’ils venaient de tenter de cambrioler le domicile d’une dame de 80 ans, ancienne propriétaire de la brasserie Le Fouquet’s. Deux d’entre eux, connus chacun pour une vingtaine d’affaires de vols avec effraction et d’extorsion, ont été appréhendés alors qu’ils s’apprêtaient à repartir en scooter. Le troisième, Siba Benamar, 40 ans, a été arrêté alors qu’il allait s’engouffrer dans le métro. Cet ancien braqueur, condamné par le passé à un total de 12 ans de prison, s’était reconverti en 2006 dans le théâtre et avait raconté son histoire dans une pièce, « Mes os et Barabbas ».

 

Au moment de leur interpellation, les trois hommes avaient en leur possession des cagoules, des bombes lacrymogènes ainsi qu’une arme de poing, selon une source proche du dossier. Les policiers de la Brigade de répression du banditisme (BRB) et de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police judiciaire se sont intéressés à eux alors qu’ils étaient à la recherche d’un groupe de « saucissonneurs » —des malfaiteurs qui ligotent leur victime pendant qu’ils dévalisent leur domicile— qui sévissait dans les quartiers aisés de Paris. Ce groupe est notamment soupçonné d’avoir dérobé en octobre 2007 plus de 200 000 euros au domicile d’un couple de personnes âgées, dans le XVIe arrondissement.

04 janvier 2008

Barbarie : Une vieille dame sauvagement assassinée dans l’Hérault

 

 

Source : La dépêche du Midi
Barbarie, c'est le mot que lâchent tous ceux qui, policiers ou pompiers, ont eu à se pencher sur le corps martyrisé de Jacqueline Lagneau, 68 ans retrouvée morte à son domicile à Montagnac près de Mèze (Hérault).
La retraitée a reçu de multiples coups de couteau. Son corps a été littéralement lacéré avec une impressionnante sauvagerie.
La vieille dame aurait également subi des sévices sexuels. L'autopsie du corps déterminera si la sexagénaire a été agressée sexuellement ou pas.
Les faits se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi, alors que Jacqueline se trouvait seule, pour une fois, dans le petit studio avec terrasse qu'elle partageait avec son concubin, Moktar, qui, a priori, se trouvait en Algérie dans sa famille au moment du meurtre.
Le corps sans vie de la vieille dame a été découvert vers 9 heures du matin par un proche de
Moktar, donné comme son fils, et le kiné qui venait prodiguer des soins à la retraitée.
La porte était fermée à clef et l'appartement ne présentait aucun signe d'effraction.
En tout cas, il n'avait pas été mis à sac même si des meubles et des affaires paraissaient avoir été fouillées. Des constatations qui semblent exclure un vol de rôdeur qui aurait mal tourné.
Jacqueline vivait chichement de sa petite retraite d'employée municipale.
Elle ne possédait rien d'autre que quelques meubles. Elle était en location.
Depuis son veuvage en 1990 - son mari, Jean, était peintre en bâtiment -, elle vivait avec un compagnon.
« Je ne comprends pas ce qui a pu se passer, dit son fils. Ma mère était une femme sans histoires. Elle peinait à se déplacer, sortait rarement. Depuis la mort de mon père elle vivait sous l'emprise psychologique de son nouveau compagnon. Il nous était pratiquement impossible de lui parler sans sa présence ou celle d'un de ses proches. Entre nous et lui, les relations s'étaient détériorées l'été dernier ».
Une bagarre avait effectivement opposé Moktar et deux fils de Jacqueline avec à la clef une convocation devant le tribunal correctionnel.
C'est dans ce contexte familial difficile que le drame a eu lieu. Hier encore pendant toute la journée, les gendarmes de la section de recherches de Montpellier, chargés de l'affaire par le parquet de Béziers, et leurs collègues de Pézenas, ont multiplié les auditions et vérifié les emplois du temps de tous les acteurs de l'environnement de cette vieille dame.

28 décembre 2007

Cosmopolitisme : Quand Le Monde évoque les réalités de la « France d’en bas » !

 

 

A Grenoble, « Gitans » et « Maghrébins » s’affrontent pour le marché de la drogue.
Cette phrase est le titre d’un article de LA référence en matière de presse et d’information dans notre beau pays de France : Le Monde. De là à croire que, comme beaucoup de ses confrères, ce journal du soir commence timidement à voir la réalité en face et à reconnaître les liens entre bandes ethniques et délinquance, il y a tout de même un monde...
Pourtant, Le Monde parle à juste titre de « guerre des gangs » de Grenoble, malheureuse copie de ce phénomène outre-atlantique, où se mêlent contrôle territorial, trafics divers, et solidarité ethnique. L’article évoque des « Gitans » qui ont imposé leur loi sur le marché de la drogue, qui feraient des « envieux », et explique l’apparition d’une nouvelle bande, celle des « Maghrébins ». Cette « guerre entre racailles », comme le souligne à juste titre Novopress, n’en finit pas d’ensanglanter l’agglomération grenobloise. Deux groupes rivaux semblent ainsi se livrer une lutte à mort depuis un an pour le contrôle de la drogue à Grenoble et dans sa banlieue. Un marché qui doit être lucratif, dans cette ville étudiante, puisque depuis le début de l’année, cette guerre a fait neuf morts et huit blessés par balles. La dernière victime est tombée la veille de Noël, dans la ville de Fontaine. Miloud Hairane, 33 ans, était connu des services de police pour trafic de stupéfiants. Cette expédition peut apparaître comme une réplique à celle de la place des Géants à Grenoble le 31 octobre. En cette soirée d’Halloween, dans cette zone piétonne du quartier de la Villeneuve , un commando fortement armé et portant des gilets pare-balle sous des vestes marquées « Police », avait ouvert le feu touchant mortellement deux hommes.
Cette véritable guerre a déjà fait 8 morts depuis le début de l’année 2007.

Nul doute que la « France d’Après » de Sarko est en bonne voie.

17 décembre 2007

Les dessous de Villiers-le-Bel : témoignage d’un flic français au cœur de la guérilla urbaine

 

 

Témoignage anonyme d’un fonctionnaire de police de la région parisienne (Val d’Oise), militant nationaliste

La BAC (Brigade anti-criminalité) du 95 a été la semaine des émeutes placée en renfort à VILLIERS LE BEL avec les BAC 92, 94, 77, 78, 75. Visiblement le commandement de la sécurité urbaine d’Ile-de-France semble faire assez peu confiance aux fonctionnaires de police des BAC de Seine-Saint-Denis. Au premier jour des événements, dimanche 2 décembre, au soir, un individu non identifié a osé tirer avec un fusil de chasse sur des policiers en intervention, visant à plusieurs reprises les jambes des fonctionnaires porteurs des boucliers (mis première ligne). Ces derniers se sont effondrés, obligeant de fait leurs collègues de derrière de se trouver à découverts. Le tireur se trouvait à une distance de 10 mètres. Selon plusieurs policiers présents ce soir-là, le tireur aurait pu être neutralisé,... d'ailleurs plusieurs fonctionnaires ont dégainé leur arme de service, procédure classique dans un cas de légitime défense, comme c’était le cas en l’espèce.
Mais ils ont eu l'ORDRE d'un officier présent sur place de ne surtout pas faire feu. Plus soucieux de sa carrière que de la vie de ses hommes, cet officier semble avoir appliqué à la lettre les conseils du ministère de l’Intérieur calqués sur ce qui est communément appelé le « syndrome Malik Oussékine », du nom de ce manifestant décédé suite à une insuffisance rénale dans le hall d’un immeuble à Paris en décembre 1986. En tout cas la grande hiérarchie aurait félicité cet officier pour cet acte de bravoure qui consiste à mettre ses subordonnés en danger pour protéger les malfrats des cités de non-droit. Résultat : 121 fonctionnaires de police blessés en intervention sur 2 jours.

Rebelote, le lendemain, lundi 3 décembre : de nouveau des tirs au fusil de chasse accompagnés d’autres au fusil à pompe... et toujours l'ordre de ne pas tirer.

Le mardi suivant l’ensemble des effectifs d’intervention disponibles en banlieue a dû se porter sur VILLIERS LE BEL (soit quelque 1 000 fonctionnaires en tenue ou en civil dont une vingtaine du RAID, pour une agglomération de 25 000 habitants). VILLIERS LE BEL a connu une nuit « calme », « mais c'était le bordel à SARCELLES », précise notre témoin (1,5 km à vol d'oiseau).
Personne n’a reçu l’ordre de se diriger vers la ville voisine, hormis les effectifs locaux qui, toujours selon notre témoin, « se sont retrouvés poursuivis par les animaux des cités ». Le but était exclusivement médiatico-politique : VILLIERS LE BEL devait redevenir CALME... Alliot-Marie et Fillon étaient sur place et toute une tripotée de journalistes friands d’images savoureuses.

Encore une dernière anecdote, le DDSP (directeur départemental de la sécurité publique) du 95, a demandé au RAID de ne pas intervenir dans la cité avec ses fusils à pompe… Réponse du RAID : « Désolé, on est pas sous vos ordres !!! »

Et notre témoin d’ajouter sur un air dépité : « Sur les quelques contrôles de véhicules effectués cette nuit-là, pour trois Africains dans une BMW, il y avait 5 flics et 10 journalistes, pas facile, le contrôle dans ces conditions. Aucun supérieur hiérarchique n'a daigné demander aux journalistes de nous laisser bosser tranquillement et en sécurité. Normal, avec tant de journalistes, il y avait aucun risque de bavures, donc aucune emmerde pour l'officier ».


A l’évidence, la base des policiers qui a dû subir ces nuits d’émeutes urbaines, semble de plus en plus en avoir ras-le-bol d’une hiérarchie plus soucieuse d’assurer sa précieuse carrière et de complaire aux politiciens et aux médias, que de garantir un minimum de sécurité à ses subordonnés.

De notre point de vue, en tant que militants nationalistes ultras, un tel ras-le-bol devra se concrétiser en actes politiques d’une manière ou d’une autre. Se plaindre des méthodes de Sarkozy, des insuffisances d’une hiérarchie de couards et d’un système qui n’a que trop duré est une chose, agir d’une manière politique en est un autre. Aux flics de choisir intelligemment ce qu’ils ont à faire, s’ils en sont capables… !

09 décembre 2007

Azouz Begag : « La guerre est déclarée ! »

 

 

Azouz Begag répond à Sud Ouest

Peut-on vraiment comparer les violences de Villiers-le-Bel avec la vague d’émeutes qui avait secoué la France il y a deux ans ?

C’est pire, car nous passons à l’étape supérieure, celle des armes à feu. La guerre est déclarée. Cela fait vingt-cinq ans que le feu couve, mais le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle a jeté des bidons d’essence sur cette poudrière avec sa sémantique guerrière. Les jeunes des banlieues ont très bien compris qu’ils avaient été utilisés comme des appâts au bout du crochet électoral de Nicolas Sarkozy. Tout ça pour racler 5 % de voix au Front national. Et lorsque l’on sème la haine, on récolte la tempête... armée.

Ainsi, vous redoutez et annoncez même un embrasement généralisé des banlieues ?

Bien sûr. Depuis 2005, tout le monde savait que ça allait exploser à nouveau. J’ai vraiment peur, nous sommes hélas embarqués dans une histoire qui va considérablement nous rapprocher des grandes villes américaines et de leurs émeutes, comme à Los Angeles où les gens ont fini par s’entretuer. Mais notre gouvernement veut régler le problème de l’inégalité sociale en envoyant des drones survoler les jeunes de banlieue. Moi, je n’ai d’autre solution que d’aller vers eux pour lancer des appels au calme et leur demander de faire confiance à la justice. Sinon c’est la guerre, 10 morts, 20 morts ou 50 morts.

Lire la suite de l’entretien sur Sud Ouest

05 décembre 2007

Villiers-le-Bel : « Jamais nous n'avions eu affaire à des gens aussi organisés et armés », selon le commandant des CRS

TÉMOIGNAGE DU COMMANDANT

DE LA CRS 43 DE CHALON

Source
Tombée lundi 26 novembre dans une embuscade à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), une demi-compagnie de la CRS 43 a essuyé les assauts de quelque 300 émeutiers.
Bilan : 11 blessés chalonnais dont six plus grièvement.

 

« Nous sommes entrés dans une phase de violence que je n' avais jamais pu constater, a analysé le commandant de la CRS 43, Gilbert Siniscalco, la situation lundi soir à Villiers-le-Bel a pris des proportions incommensurables, Nous nous sommes retrouvés face à des gens très déterminés et organisés. Ils étaient très nombreux et mobiles. Par rapport à ce que nous avons pu connaître à une époque, nous avons eu affaire à des individus armés qui n'hésitent plus à se rapprocher de nous et à faire feu ».
Et le commandant sait de quoi il en retourne. Il était lundi 26 novembre en première ligne avec sa demi-compagnie… « Une quarantaine de fonctionnaires a été déployée sur Villiers-le-Bel », explique-t-il, « nous avions une mission de maintien de l' ordre en deux phases ».
La première phase a consisté à reprendre le terrain occupé par les casseurs qui mettaient le feu aux mobiliers urbains. « Ils étaient 150 à 200 malgré les appels au calme des proches et des familles », précise le commandant, « mais nous avons réussi à les mettre en fuite et sécuriser à nouveau le secteur ».
La première phase terminée, la demi-compagnie s'est mise en route pour la seconde étape de sa mission. « Nous devions passer par un rond-point où se trouvaient des barricades enflammées», poursuit Gilbert Siniscalco, « il y avait une zone du site plongée dans le noir et c'est ici que nous sommes tombés dans un guet-apens, au moment où nous étions le plus vulnérables car dans nos véhicules ». « Nous étions encerclés par 300 casseurs armés et déterminés », souligne le commandant, « ils avaient des barres de fer, des cocktails Molotov, des fusils de chasse, des armes, des bombes lacrymogènes, des boucliers et d' énormes pavés qu' ils avaient réussi à extraire de la chaussée ». Des pavés qui ont servi à détériorer les véhicules du convoi des CRS. « Les trois premiers fourgons qui se sont retrouvés face aux agresseurs ont été pulvérisés », raconte le commandant, « notre seule chance a été que les cocktails Molotov n'atteignent pas nos
véhicules. Nous sommes descendus et nous nous sommes fait attaquer en contact. Nous n’avions aucune solution de repli car nous étions encerclés
».

Piégés, les CRS de la 43 ont essuyé plusieurs rafales de tirs. « Le plus terrible a été de constater que ces jeunes sans foi ni loi étaient prêts à nous lyncher », a remarqué le commandant qui a pourtant connu Sarajevo*.

 


Lui-même a été blessé pendant l'assaut des émeutiers. Il a été atteint par des plombs de fusils de chasse au niveau de la pommette, de la main et de la jambe. Les affrontements ont duré entre « 20 et 25 minutes », estime Gilbert Siniscalco, « Il a fallu qu' une unité de CRS vienne en renfort pour nous dégager».
Bilan du guet-apens : onze blessés dont six par tirs de fusils de chasse ou pistolets à grenaille.
« Toujours à mes côtés, mon opérateur (opérateur radio) s' est porté au secours d' un gradé touché au niveau de l' oeil, un plomb à la paupière », poursuit le commandant, « il a tenté de le mettre en sécurité dans un fourgon, mais au moment où il allait faire coulisser la porte, il a relevé la tête et il s' est retrouvé face à un émeutier qui a fait feu sur lui à deux reprises. Il n'a rien pu faire ».
« Il était vulnérable, il s' occupait d' un fonctionnaire blessé », déplore le commandant.
Ce gardien de la paix âgé de 27 ans a été le plus grièvement blessé. Il a reçu 35 à 40 plombs dans le corps dont onze au niveau du visage. « Ces jours ne sont pas en danger mais il devra subir une intervention chirurgicale pour ôter les plombs incrustés aux limites des parois osseuses », tient à souligner Gilbert Siniscalco. Les six CRS qui ont été ainsi blessés par les fusils de chasse ou des pistolets à grenailles devront subir des opérations. Quant aux cinq autres CRS blessés lors des affrontements, ils l'ont été par contact direct en corps à corps ou par jets de projectiles.

 


« Tout au long de cette mission, l'unité a réagi de manière très professionnelle, elle a fait preuve de sans froid », souligne Gilbert Siniscalco, « la compagnie a de nombreuses expériences dans les banlieues en maintien de l' ordre. Elle a aussi officié lors de manifestations étudiantes ou autres, où en fin de parcours, elle est confrontée à des casseurs très organisés. Mais ce soir-là à Villiers-le-Bel, il y avait de la part des émeutiers une volonté d'arriver au contact avec une violence extrême ».
La journée du lendemain a été celle des soins pour les blessés de la compagnie. Les hommes encore vaillants ont été affectés à la sécurité dans le métro. Mais compte tenu des dégâts, la CRS 43 n'est plus opérationnelle. Aussi est-elle rentrée à Chalon.

* Note : Mais certainement pas du bon côté, celui des Serbes bien sûr.

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