15 avril 2008

« Nietzsche nous sauvera ! »

 

La tombe du philosophe Friedrich Nietzsche est depuis 108 ans la fierté de Röcken et depuis peu son meilleur atout face aux pelleteuses qui menacent de rayer de la carte ce bourg d’ex-RDA (Saxe-Anhalt). Grand penseur du XIXe siècle, Nietzsche repose près des siens sous une dalle de granit et de marbre rose aux pieds d’une église du Moyen-Age, dans une commune des confins de la Saxe et de la Saxe-Anhalt où les poules gambadent en liberté. Mais pour combien de temps ? Riche en lignite, la région est l’objet d’un vaste projet de mines à ciel ouvert, destiné à alimenter des centrales dans une Allemagne qui a tourné le dos à l’énergie nucléaire. Non loin de Röcken, les bulldozers de la Mibrag , société minière aux mains d’investisseurs américains, ont déjà créé des paysages lunaires. L’église de Heuersdorf, vieille de 750 ans, a déménagé en octobre parce qu’elle gênait les travaux d’extraction, laissant derrière elle des villageois contraints de plier bagage après avoir épuisé les recours judiciaires. Röcken pourrait connaître un jour le même sort si les sondages en cours dans son sous-sol sont jugés concluants. « Une vingtaine de paramètres sont pris en compte », explique Elke Hagenau, porte-parole de la Mibrag. Les premiers résultats sont attendus cet été. Le village de Nietzsche veut croire que la lignite est trop salée et trop chargée d’eau, raison pour laquelle la RDA avait renoncé à l’exploiter. En attendant, Röcken s’appuie sur son illustre fils pour interpeller l’opinion. « Nietzsche est notre seul gage », estime Dorothee Berthold, co-responsable de l’association créée pour sauver la commune et ses hameaux, un objectif soutenu par deux tiers des habitants. L’ancrage des familles de Röcken remonte souvent à plusieurs générations. « Toute notre vie est ici », résume Heidrun Kaiser, 54 ans, qui habite avec son mari Hartmut la maison où celui-ci a grandi.  La Mibrag dit comprendre « que personne n’ait envie d’abandonner son chez-soi ». « Mais l’horizon éventuel est 2025 : si l’on décidait de creuser, il faudrait 15 ans pour avoir les autorisations. Tant de choses peuvent se produire d’ici là ». A Röcken, le projet minier n’a pas que des opposants. « 30% des terrains sont des fermes qui ne sont plus exploitées et certains habitants seraient prêts à déménager contre une indemnisation », reconnaît Dorothee Berthold. D’autres se laissent convaincre par les arguments économiques avancés par tous les partis, hormis Les Verts. « Dans une région faible, le gros employeur qu’est la Mibrag est une chance », juge ainsi Claudia Hempel, assistante commerciale depuis dix ans dans une entreprise de Röcken. En colère qu’on envisage d’  « éventrer le paysage » pour « réchauffer un peu plus la planète », Ralf O. se veut néanmoins optimiste : « Nietzsche nous sauvera », dit cet homme de 39 ans. 

F. A.

 

 

Note de la rédaction : Röcken est une municipalité allemande de Saxe-Anhalt qui compte 601 habitants (en 2005). Le philosophe Friedrich Nietzsche y est né en 1844 et y est enterré, bien qu'il soit décédé à Weimar. Sa maison natale existe toujours. Depuis 2006, des sondages géologiques ont été effectués dans la région afin de découvrir de nouveaux gisements de lignite, dont l'extraction est fréquente dans cette zone de l'Allemagne (par exemple en Saxe, Lusace, etc.). Il semblerait que le village de Röcken soit situé au dessus d'un tel gisement et qu'il risque donc de subir le même sort que le village de Heuersdorf à quelques dizaines de kilomètres, c'est à dire la destruction pour laisser place à une mine à ciel ouvert. Bien qu'aucun plan concret ne soit prévu avant 2025, des mouvements d'opposition ont déjà été créés et ont rencontré un écho d'autant plus grand que le village abrite la tombe de Nietzsche.

24 janvier 2008

6 février : tous avec Le Pen !

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22 janvier 2008

Tomislav Nikolic : un homme face à son peuple

 

La Serbie devait choisir, le 3 février, entre deux visions de l'avenir : soit la poursuite des « réformes » de casse sociale, ouvertement antinationales destinées à dissoudre le pays et son peuple dans l'intégration européiste supranationale et avilissante, soit le choix privilégié de l'alliance russe pour défendre son identité, son histoire, son territoire, son peuple et, tout d’abord ce qu’il est convenu de désigner comme l’âme serbe incarnée par la province du Kosovo-Métochie. En tout état de cause les électeurs semblent avoir compris l'importance de l'enjeu : avec 62% des inscrits, la participation a atteint dimanche dernier un taux record depuis plusieurs années. Avec un message essentiel : Il faut penser à l'avenir de la Serbie et non à l'image que donnera la Serbie à un Occident où se pressent tous ses ennemis civilisationnels.

Pays légal contre pays réel
cee2b3663f1df4856be9a88d4eed3cb5.jpgCette forte participation a profité à tous les camps, mais une analyse attentive de la carte électorale révèle cependant que cette participation a atteint des niveaux inédits dans les zones rurales et les petites villes du centre et du sud de la Serbie , zones géographiques particulièrement atteintes par les réformes calamiteuses de l’équipe au pouvoir depuis l’automne 2000. Dans ces régions marginalisées, nulle dynamique de croissance n’est à l’horizon et, surtout, nulle ubuesque promesse mondialiste n’est parvenue à abrutir les esprits. C’est le pays réel de la Serbie profonde et ancestrale, c’est dans ces terres où à travers l’histoire, lorsqu’il ne semblait plus y avoir d’espoir pour la nation, le salut pouvait toujours se retrouver à portée de main. C’est dans ces terres reculées et traditionnelles que les compagnies royalistes de l’Armée serbe dans la nation – les Tchetniks - avaient recruté le plus durant la Seconde Guerre mondiale, réalisant de fait le premier authentique mouvement de résistance en Europe à l’Allemagne hitlérienne et à l’Italie mussolinienne. C’est ce pays réel que le pays légal de Tadic et concors a décidé, depuis de longues années, de traiter en « ennemi» !

Aujourd’hui, le chômage y reste massif et les salaires faibles, la population n'a toujours pas le sentiment de vivre mieux, car elle ne vit pas mieux. Ces campagnes ont été littéralement abandonnées par le pouvoir belgradois : elles n’intéressent pas les profiteurs du régime qui s’en sont mis plein les poches avec les « aides » financières internationales et « européennes » accumulées depuis 7 ans. C'est dans ces régions que le Parti radical serbe (SRS) a fait le plein des voix, grâce à une intense campagne de terrain, qui a su cristalliser les frustrations sociales et les nationales liées à la question du Kosovo et au devenir de la nation serbe.

 


Deux mondes s’affrontent
Le président sortant, Boris Tadic, un mondialiste convaincu qui a fait le choix de défendre les intérêts occidentaux plutôt que ceux de sa patrie, a promis dimanche de «brandir tous les drapeaux du 5 octobre 2000», en référence au coup d’Etat qui a chassé illégalement Milosevic du pouvoir. C’est, à l’évidence, une forme d’appel au secours d’un régime quasiment à l’agonie. Les « démocrates » autoproclamés comptent sur un sursaut des électeurs, notamment les jeunes urbains, les petits privilégiés du régime, les fils de titistes dont les parents ont pillé l’ex-Yougoslavie avant de retourner casaque dans les années 1990 au profit des prédateurs étrangers, les séides d’Otpor, cette organisation subversive financée par des réseaux mondialistes et manipulée par la CIA et le Département d’Etat américain.  Désormais, ils doivent faire face à tous ceux qui ne cachent pas leur déception de la politique menée depuis sept ans et qui entendent, maintenant, leur demander des comptes. Pour contrer cela, la propagande du régime belgradois a mis le paquet : jeux sur les peurs, martelage médiatique, promesses démagogiques, chantages, mensonges, menaces verbales, agressions physiques des militants patriotes… tout y passe.

Tomislav Nikolic est un habitué de ces scrutins présidentiels où la partie est inégale face à un pouvoir despotique qui contrôle l’ensemble des médias et l’information. Il s'était déjà présenté aux élections de 2003 et 2004, finalement remportées par l'actuel président Boris Tadic à la faveur d’une alliance de la carpe et du lapin où des fonds étrangers n’étaient pas absents. Il n'est pourtant que vice-président du Parti radical serbe (SRS), dont le chef suprême demeure Vojislav Seselj, prisonnier politique à La Haye.
Dimanche dernier, l'euroscepticisme et l’orthodoxo-russophilie sont arrivés en tête au premier tour du scrutin présidentiel crucial pour l'avenir de la Serbie. Avec près de 40 % des suffrages portant sur 90% des bureaux de vote, le chef de file naturel des patriotes serbes disputera le second tour le 3 février face au laquais de la haute finance internationale qui a recueilli un peu plus de 35 % des voix. Un désaveu de cette politique de fossoyeur menée par les héritiers du coup d’Etat de 2000, mais un désaveux qui n’est pas encore assez marquant pour en faire une victoire de reconquête nationale et de salut public.

 


Toma : le peuple !
Né en 1952, membre fondateur du parti nationaliste, en 1991, Tomislav Nikolic, dit Toma, siège sans discontinuer au parlement serbe depuis cette même année, et il a assumé diverses fonctions ministérielles dans les années 1990, quand le SRS était associé au gouvernement de Slobodan Milosevic. A l’évidence, Toma est un homme d’expérience politique. Avant de se consacrer corps et âme à la nation, Tomislav Nikolic a travaillé dans des entreprises de construction. C’est un manuel qui a su se faire tout seul, un autodidacte.
D’un caractère bien trempé, jamais sa fidélité à Vojislav Seselj n'a pu être mise en doute. L'an dernier, il s'est opposé au courant «réformateur», qui réclamait à un aggiornamento du parti. Même si les radicaux communiquent très peu sur leurs débats internes, on sait que ce courant était conduit par le numéro trois officieux du parti, Aleksandar Dulic, qui avait échoué de très peu à emporter la mairie de Belgrade lors des élections de 2005, et par Maja Gojkovic, devenue maire de la deuxième ville du pays, Novi Sad en Voïvodine. Tomislav Nikolic est un homme du peuple qui a su monter un à un les échelons du parti : à Zemun, une petite ville située sur les bords du Danube, en face de Belgrade, il gère désormais la direction nationale du SRS dont il a su faire un instrument politique redoutable face au cyclone qui traverses son pays depuis 7 ans.
Tomislav Nikolic ne cache pas la grande admiration qu'il voue à Jean-Marie Le Pen, le président du Front national. Le SRS et le Front national entretiennent même des relations assez étroites depuis les années 1990, et le chef de la droite nationale française a rencontré Tomislav Nikolic pour la dernière fois en août 2006, à l'occasion d'une compétition de moto organisée en Voïvodine, chez un «ami commun» des deux hommes. A la dernière fête des BBR en 2006 au Bourget, Le SRS avait même un stand très remarqué et particulièrement fréquenté par les nombreux visiteurs français.
Aujourd'hui, Tomislav Nikolic mise tout sur l'alliance russe. De manière officieuse, certains croient savoir que le SRS reçoit des financements considérables en provenance de Russie, et Tomislav Nikolic aurait des relations «fraternelles» aussi bien avec les proches du président Poutine qu'avec Vladimir Jirinovski, chef de la droite nationaliste russe à la Douma. Dimanche soir, au siège du SRS, les journalistes russes étaient presque aussi nombreux que leurs collègues serbes, preuve de la grande popularité de Tomislav Nikolic à Moscou et de l’intérêt de l’opinion publique russe de ce qu’il se passe en Europe du Sud-Est.
Sans rien renier de ses convictions, Toma a accepté, exceptionnellement, de se faire conseiller par un cabinet américain pour sa campagne électorale. Le slogan traditionnel du SRS, «Radicalement mieux» a été remplacé par la formule «Tomislav Nikolic, pour la présidentielle de tout mon cœur».

 


Sur le fond, le vice-président du SRS entend défendre une attitude intransigeante sur la question du Kosovo. Il s'est engagé à envoyer l'armée si la province sécessionniste proclamait son indépendance. Du reste, le haut état major serbe, totalement acquis à l’atlantisme depuis l’épuration faite par la bande de politiciens issue du 5 octobre 2000, sait parfaitement que la base militaire de la VS (Armée serbe) est totalement acquise aux idées du SRS. De nombreux officiers, même de haut rang, auraient des contacts réguliers au sein du Parti radical de Serbie. Et ne parlons pas de ceux qui encadrent les forces spéciales : malgré le flicage entrepris par les galonnés aux ordres des mondialistes, la SAJ , les 63e et 72e Brigades spéciales et surtout le PTJ – héritière directe de la prestigieuse JSO, unité pour les opérations spéciales- sont composées dans leur ensemble d’inconditionnels du patriotisme serbe.

S'il devient président de la République le 3 février prochain, il ne disposera cependant que de pouvoirs limités par la Constitution. A moins, bien sûr, que le SRS, qui dispose du plus grand nombre de députés au parlement serbe, ne passe des alliances pour former un nouveau gouvernement : le SRS pourrait compter sur le soutien du Parti socialiste de Serbie (SPS), les nostalgiques de Milosevic, voire sur celui du Parti démocratique de Serbie (DSS) de l'actuel premier ministre Vojislav Kostunica, de plus en plus tenté par une alliance «nationale» de circonstance pour sauver le Kosovo... et son avenir politique. Ce serait aussi pour lui un moyen rapide de s’affranchir des petites trahisons et autres lâchetés dont il s’est rendu coupable depuis 2001, comme la livraison de Slobodan Milosevic à ses bourreaux de La Haye.

L. L.

20 janvier 2008

Tomislav Nikolic : l’espoir d’une Serbie Une, Grande, Libre et nationaliste

 

Entrevue parue dans Le Monde du 19 janvier 2008

Tomislav Nikolic, 56 ans, président du Parti radical serbe (SRS), assure officiellement l'intérim du chef des radicaux, Vojislav Seselj, prisonnier politique à La Haye depuis 2003. Tomislav Nikolic figure parmi les favoris de l'élection présidentielle serbe. Le SRS est la principale formation au Parlement depuis les élections législatives de 2007 mais est exclu du pouvoir par une coalition occidentaliste et antinationale.

L'adhésion de la Serbie à l'Union européenne figure-t-elle parmi vos priorités ?

Elle le serait si l'Union européenne ne la liait pas directement à la question de l'indépendance du Kosovo. Bruxelles ne nous respectant pas, nous nous voyons donc dans l'obligation de nous tourner vers la Russie. Ce n'est d'ailleurs pas une grosse perte que de couper les liens avec l'UE. Nous garantirons la sécurité des investissements déjà réalisés, nous lancerons des appels pour de nouveaux. Tout ce que nous perdrons, ce sont les fonds européens. Des fonds qui, de toute façon, servent aux infrastructures mais ne bénéficient pas à l'emploi. Et nous nous rapprocherons de tous les pays qui ne reconnaîtront pas l'indépendance du Kosovo.

L'Europe exige de nous des choses qu'elle n'a pas demandées aux autres pays candidats à l'adhésion. Notamment qu'on livre le général Ratko Mladic au TPIY. Mais Mladic n'est plus en Serbie. Comment peut-on l'arrêter ? De toute façon, cette inculpation (pour un soi-disant « génocide » et de pseudos « crimes contre l'humanité » commis en tant que chef militaire bosno-serbe pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine) est illégale et injuste. Mladic ne faisait qu'appliquer les ordres.

 

Quand vous parlez de coopération avec la Russie , cela s'applique-t-il aux questions de sécurité ?

Personne ne s'apprête à attaquer la Serbie. Mais comme tous les pays, il existe une menace terroriste. Il y a déjà une base américaine sur notre territoire (au Kosovo, province de Serbie occupée depuis  juin 1999). Pourquoi ne pas imaginer une présence logistique russe en Serbie ? Nous disposons d'une situation géographique intéressante pour y installer notamment des radars russes, qui, évidemment, seraient protégés par des soldats russes.

A quelle menace terroriste faites-vous allusion ?

La Serbie est, en Europe, le pays le plus proche du noyau terroriste : ce soi-disant Etat indépendant du Kosovo, soutenu par les plus importants cartels de trafiquants de drogue du monde, dont l'argent sert à acheter les hommes politiques occidentaux afin qu'ils promeuvent l'indépendance du Kosovo.

Les Kosovars albanais veulent déclarer leur indépendance après l'élection serbe. Est-ce inéluctable ?

Si l'Europe nous avait vraiment aidés, nous ne vivrions pas toujours aussi pauvrement. Les gens ont même le sentiment que l'Europe nous a appauvris pour pouvoir pousser l'indépendance du Kosovo. Si la Serbie était forte économiquement et membre de l'UE, les Albanais se seraient satisfaits d'une large autonomie. Aujourd'hui, la population (serbe) en a marre des promesses économiques et sociales alors que rien n'a changé pour eux depuis sept ans (depuis la chute de Slobodan Milosevic). Elle en revient donc à l'essentiel : la question historique des territoires perdus et, sur ce sujet, les radicaux n'ont pas changé d'opinion au cours des dernières années.

Maintenant, il est impossible d'arrêter les Américains, qui ont annoncé qu'ils reconnaîtront l'indépendance, sans doute parce qu'ils ont une dette à payer aux musulmans, à cause de l'Irak. Il est également impossible d'influencer la France. Mais ne demandez pas au peuple serbe qu'il accepte sans broncher la perte de ses territoires, encore et encore.

Comment la Serbie doit-elle réagir ?

Nous réfléchirons aux mesures à appliquer aux pays qui reconnaîtront le Kosovo. Quoi qu'il en soit, si nous, les radicaux, gagnons, nous demanderons au Parlement de bloquer économiquement tous les échanges avec le Kosovo, nous ne reconnaîtrons pas les passeports du Kosovo, nous interdirons le transit de marchandises via la Serbie vers le Kosovo.

Vous êtes en tête des intentions de vote pour le premier tour, sur quel réservoir de voix comptez-vous pour être élu au second tour, le 3 février ?

Je compte sur tous les perdants de la transition, et ils sont plus nombreux que les personnes satisfaites par la politique (du président Boris) Tadic. Il est le responsable de la crise que nous vivons depuis cinq ans. Il préfère constituer des gouvernements faibles plutôt que de nous associer au pouvoir.

Le Premier ministre (Vojislav Kostunica), lui, n'a pas respecté notre accord sur la présidence du Parlement (Tomislav Nikolic avait dû démissionner cinq jours après son élection en mai 2007). Depuis, sa popularité baisse et la mienne augmente. Mais ses électeurs savent que nos politiques sont proches. Donc, je ne l'attaque pas.

Ici, les photos des réunions publiques du SRS qui peuvent rassembler plusieurs dizaines de milliers de participants. Un record historique dans ce petit pays des Balkans occidentaux.

11 décembre 2007

Sa Sainteté Alexis II invite les Chrétiens catholiques à protéger les lieux saints du Kosovo

 

Le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II a appelé les chrétiens d’occident à scruter leur conscience lorsqu’il est question du statut du Kosovo, dans une interview diffusée dimanche à Belgrade.

« Il est très important d’en appeler à la conscience chrétienne des occidentaux (sur le Kosovo) où plus de 150 églises et monastères ont été détruits ou profanés », a dit Alexis II dans une interview au quotidien Vecernje Novosti. « Décidés à défendre les droits des Albanais du Kosovo, les pays occidentaux ne devraient pas oublier que la province a une importance énorme pour les Serbes, elle est leur berceau spirituel », a dit le patriarche.

Alexis II a estimé que les Serbes ont été victimes « des conséquences tragiques d’une politique agressive qui permet deux poids et deux mesures dans la recherche de solutions aux problèmes du monde ». « Des crimes monstrueux ont lieu menant à l’éviction de toute la population serbe et non-albanaise de la province », a dit Alexis II. Le problème du Kosovo « ne peut être résolu unilatéralement, sans un dialogue constructif qui prendrait en compte les intérêts des deux parties », a déclaré Alexis II.

Le patriarche a estimé, par ailleurs, que la volonté du Vatican d’approfondir le dialogue avec l’Eglise orthodoxe pourrait « trouver sa pleine expression dans la protection des orthodoxes et des lieux saints au Kosovo ». Une éventuelle rencontre avec le pape Benoît XVI reste conditionnée par « le règlement des problèmes qui se dressent devant l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique romaine », a indiqué Alexis II.

 

 

Le dossier du Kosovo, province serbe occupée depuis juin 1999 par l’ONU et l’OTAN, va faire l’objet le 19 décembre d’un débat au Conseil de sécurité. La Russie , qui dispose d’un droit de veto au Conseil de sécurité, soutient la Serbie dans son opposition farouche à l’indépendance de sa province dont la population d’origine a été progressivement chassée par des allogènes albanophones, majoritairement immigrés, qui sont devenus majoritaires à plus de 90% grâce à la purification ethno-religieuse sous couvert onusien.

14 novembre 2007

République tchèque : la résistance nationaliste s’organise

Avec no-media et Union des Patriotes

Le défilé prévu par le Mouvement des jeunes nationaux-démocrates tchèques pour protester contre la présence militaire tchèque en Irak, avait été interdit par les autorités au motif qu’il devait avoir lieu au lendemain de l’anniversaire de la « Nuit de cristal » !

Mais devant l’afflux des militants nationalistes sur les lieux, force a été aux forces de l’ordre de leur laisser organiser leur manifestation.

Ce qui a fait écrire à l’éditorialiste du quotidien Pravo : « Il me semble, hélas, que les militants du Mouvement des jeunes nationaux-démocrates ont beaucoup gagné à cela : ils se sont rendus visibles et leur marche « héroïque » attirera dans leurs rangs toujours plus de jeunes frustrés, incultes et partageant l’idée d’une Tchéquie pour les Tchèques. Les rangs des nationalistes tchèques gonflent en effet constamment. De ce point de vue, ce samedi n’offre donc pas de motif de satisfaction, et devrait, a contrario, susciter des craintes ».

13 novembre 2007

Le député italien au Parlement européen Alessandra Mussolini quitte le groupe ITS

Source

Alessandra Mussolini annonce sur son site Internet qu’elle quitte le groupe ITS (Identité, Tradition, Souveraineté) du Parlement européen, que préside Bruno Gollnisch. Le groupe ITS risquait de disparaître suite aux déclarations d’Alessandra Mussolini assimilant les délinquants roms originaires de Roumanie qui sévissent en Italie à l’ensemble des citoyens roumains. Les députés roumains avaient alors menacé de quitter le groupe si Alessandra Mussolini ne revenait pas sur ses propos hasardeux. Depuis l’annonce de son départ, elle s’en prend avec encore plus de violence aux Roumains en général et à « tous les hommes politiques roumains » en particulier...
Les députés roumains du Parti de la Grande Roumanie (Partidul Romana Mare), qui avaient annoncé qu’ils donneraient leur démission en raison des déclarations d’Alessandra Mussolini, restent donc dans le groupe.
Si ces cinq députés avaient quitté le groupe, celui-ci aurait disparu ipso facto, puisqu’il passait en dessous de la barre des 20 membres.
Après la démission d’Alessandra Mussolini, le groupe ITS comprend 22 députés de sept pays.
Bruno Gollnisch a su faire ce qu'il fallait pour sauver le seul groupe politique qui défend les nations, les traditions et les peuples au Parlement européen de Strasbourg.

30 octobre 2007

Louis Aliot dénonce la maxi trahison du « mini » traité européiste

 

L'Europe technocratique et mondialiste qui décide déjà de plus de 70 % des textes directifs qui s'appliquent à la France connaîtra avec le mini-traité Sarkozy une accélération inquiétante. En matière de politique commerciale, fiscale ou sociale comme en matière d'immigration, de sécurité, de défense ou de diplomatie, d'autres décideront définitivement à notre place.

3332978b524b07bb65e295197945b9d5.jpgLes fondements de la politique européenne sont idéologiquement marqués par la dictature du politiquement correct et l'absence de références aux fondamentaux de notre civilisation européenne. On peut y ajouter une dimension commerciale mondiale qui inscrit l'homme dans une stricte logique de marché. La cible privilégiée de cette Europe - comme tous les projets totalitaires- reste l'encadrement de la jeunesse et la volonté de créer un homme européen nouveau avec sa citoyenneté, sa culture sommaire et superficielle et un corpus idéologique et politique unique. Dans cet esprit la nouvelle constitution européenne a sa logique : encadrer juridiquement les « nouveaux européens » et faire table rase de ce que nous sommes ! Si le minitraité s'applique, les Français se résigneront à contempler impuissants la création d'un nouveau monde. L'apparence de la démocratie sera là, mais au dessus, la gouvernance mondiale comme ils disent, veillera, contrôlera, sanctionnera ! Ce mini traité Sarkozy est une maxi trahison de la patrie ! Notre souveraineté, nos libertés, notre identité seront alors en voie de disparition. Il n'est que voir l'immigration-invasion que nous subissons pour bien comprendre que les vingt ans à venir sont essentiels.

Dans ce combat, de David contre Goliath, nous ne pouvons pas compter sur les autres opposants de gauche ou de droite, gouvernants ou supplétifs à leur solde, qui ont tous participé à l'exercice du pouvoir en soutenant des politiques de résignation nationale au niveau européen. Ils partagent solidairement la responsabilité de la montée de l'insécurité, de l'immigration incontrôlée, de la hausse ininterrompue des impôts et s'ils ne sont pas combattus énergiquement, préparent à nos enfants un avenir de décadence économique, sociale, morale et politique.

Sarkozy sera-t-il pire que Giscard, Mitterrand ou Chirac? Je le pense, tant sa politique et ses actes s'inscrivent dans le schéma mondialiste et marchand du monde de demain.

C'est un combat de survie auquel notre peuple est confronté !


Louis Aliot,

Secrétaire-général du FN

National Hebdo du 25 au 31 octobre 2007

24 octobre 2007

Quand Spieler prend ses interlocuteurs pour des… imbéciles

par Jacques Vassieux, CR Rhône-Alpes, SD du FN en Savoie

Je viens de prendre connaissance des réponses, si l’on peut dire, de Robert Spieler aux répliques motivées que Stéphane Durbec et Philippe Olivier avaient adressées au « Phare de la pensée politique » en Alsace et ce, suite à ses attaques indignes à l’encontre de Marine LE PEN.
Et je dois dire que cela vaut quand même son pesant de choucroute.

J’ai beau lire et relire, le régionaliste ne répond en rien aux arguments développés par nos camarades. Il nous a juste pondu, après plusieurs jours de réflexion intense, un texte dégoulinant d'hypocrisie.

En effet, pourquoi explique-t-il, à Stéphane Durbec, élu FN, que l'immigration est un problème ? Si M. Durbec est au Front National (mouvement qui n’a pas attendu le chantre alsacien pour dénoncer et combattre l’immigration depuis 1972), c'est justement parce que notre camarade est conscient, pleinement, de cela, et c’est bien pour cette raison qu’il a adhéré à notre Mouvement et que lui n’a pas quitté le navire à l’instar du même Spieler !
De plus, si M. Spieler reconnaît dans sa « réponse » que le conseiller régional FN natif des Antilles est bien un Français, c'est donc bien que Marine LE PEN avait parfaitement raison de préciser à un journaliste que l'affiche de l'UDC ne pourrait pas convenir pour une campagne FN...
Pourquoi ? Tout simplement à cause d'une différence majeure avec la Suisse : les DOM-TOM.
Beaucoup de bruit donc pour en arriver au même constat : Robert Spieler se contente de noyer le poisson, en répondant à des critiques inexistantes et en évitant, faute d’arguments crédibles, de répondre à celles qui existent.
Ainsi un lecteur inattentif peut avoir l'impression qu'il a répondu et le tour est joué.
Il est donc clair qu’après avoir traité Marine Le Pen de « conne », le voilà maintenant qu’il prend ses interlocuteurs pour des… imbéciles.

22 octobre 2007

Les législatives suisses et polonaises

 

Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen
Le Front National se félicite de la victoire de l’UDC aux élections législatives suisses. Nos voisins ont ainsi dit non à l’immigration, et manifesté leur ferme refus d’une Union européenne destructrice des souverainetés nationales.
Il regrette en revanche qu’en Pologne la plateforme libérale ait obtenu une majorité relative, dans la mesure où ce parti politique affiche une position européiste.
Le Front National continue plus que jamais de se battre, notamment avec ses partenaires du groupe ITS au Parlement européen, contre une Europe supranationale soumise aux diktats du mondialisme.

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