29 décembre 2009

La fabrication du Président Nicolas Sarkozy

JOYEUX NOEL ET BONNES FETES NICOLAS! NO WE CAN'T MISTER PRESIDENT!

Texte de notre "Honnorable" Correspondant Thierry MEYSSAN ...

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Édition spéciale
Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
par Thierry Meyssan*

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Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
 Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
 François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
 Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
 Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?

 

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

 

 

22 octobre 2009

LE BAL DES POURRIS...OU LE BAL DE POURIM ?...ON PEUT PAS DIRE!

Veillée d’armes pour les Janissaires du sarkozysme
Roland Machefer
Tribune libre
Veillée d’armes pour les Janissaires du sarkozysme
Après la Bourgogne en 2007, au Palais des Congrès de Beaune, le week-end dernier ce fut au tour de la Provence, au Palais des Princes d’Orange, d’accueillir la Convention du mouvement identitaire. Et cette fois-ci, c’est un signe fort en direction d’une certaine droite extrême qui a été adressé à l’ensemble des nationaux et nationalistes : choisir la ville d’Orange, par l’engagement passé et présent de son premier magistrat, n’était pas anodin ; à quelques mois des élections régionales et à l’heure où la stratégie de l’édile du Haut-Vaucluse s’intègre parfaitement avec celle choisie par l’UMP en PACA pour reconquérir le Conseil régional en mars prochain. La recomposition d’une droite extrême, entièrement compatible avec le maintien au pouvoir d’un conservatisme droitiste, atlantiste, antinational et antisocial, est sur le point de s’achever ; avec pour objectif faire barrage au FN lors des prochaines élections régionales.

Dans les Balkans, sous le joug ottoman, les meilleurs auxiliaires de La Porte se recrutaient au sein des populations autochtones chrétiennes, afin de former un corps d’élite, celui des Janissaires. Formés à Istanbul, ils eurent pour tâche de seconder et d’administrer l’ottomanisation des contrées de l’Europe du Sud-Est pendant près de quatre siècles. Aujourd’hui, en France, l’Empire ottoman c’est l’idéologie sarkozyste, le Sultan est à l’Elysée et ses nouveaux Janissaires se recrutent au sein de la mouvance « nationale et identitaire ».

Depuis quelques semaines, cette convention identitaire avait fait l’objet d’une attention toute particulière de la part d’observateurs de la Mouvance nationale/nationaliste. Ainsi, de Jérôme Bourbon à Christian Bouchet, en passant par Pierre Vial (dans un de ses rares instants de lucidité), chacun s’accordait à souligner l’apparition d’une certaine forme de malaise autour de cette manifestation, tant dans le choix de ses intervenants que dans le but à peine caché des identitaires : servir les intérêts du pouvoir en place.

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle des années 70-80 et les choix adoptés par la formation concurrence du FN d’alors, le Parti des forces nouvelles (PFN). A l’époque, un antagonisme fondamental existait alors entre le parti de Jean-Marie Le Pen et le PFN d’Alain Robert. Début 1978, dans la Revue Internationale des Problèmes du Nationalisme (janv.-fév. 1978, n°1-2, p. 19), François Duprat expliquait que si le FN refusait déjà clairement de se désister systématiquement pour la majorité (alors giscardienne), renvoyée dos à dos avec la gauche, le PFN, quant à lui, prônait le désistement systématique pour la majorité en privilégiant sa « droite ». Pour le PFN, continuait Duprat, le « régime » n’existe pas, il y a simplement des forces libérales et des « forces de droite » au sein du pouvoir et il faut appuyer les forces de droite en combattant les libéraux. Pour le FN, en revanche, le « régime » est une réalité très concrète et tous ceux qui le servent sont des ennemis de notre cause.

Rien d’étonnant alors que les militants anti-FN du PFN aient été mis à contribution pour les campagnes présidentielles de Giscard en 1974 et 1981, aient empêché Le Pen de se présenter à la Présidentielle de 81, tout en se prévalant d’être des anticommunistes farouches alors que Valery Giscard d’Estaing fut le premier chef d’Etat français à aller à Moscou déposer une gerbe au pied du Mausolée de Lénine, sur la Place rouge ; sans parler de la loi Veil et autres saloperies antinationales comme le « regroupement familial » !

Au lendemain de cette convention d’Orange qui a réuni quelque 500 personnes, la situation est étrangement comparable aujourd’hui : la mouvance identitaire, mais aussi les dissidents carlistes et autres NDP de Spieler et Hélie (deux ex-PFN, comme par hasard) ayant pris de fait la place de feu le Parti des forces nouvelles (disparu avec le giscardisme). Force est de constater que leurs rapports avec le sarkozysme s’apparente à la relation qu’entretenait le giscardisme avec cette droite extrême anti-Le Pen.

« Nous ne sommes pas nationalistes »

Notons que Jacques Bompard, le maire d’Orange, avait fait mine de prendre une certaine distance avec cette réunion publique, en tenant à faire savoir que « la mairie d’Orange n’a pas mis un théâtre « à la disposition de la Convention identitaire » des 17 et 18 octobre. La Ville d’Orange aurait loué ce théâtre selon les tarifs en vigueur, s’appliquant à toute personne ou groupe louant la salle ». Admettons ! Il n’en demeure pas moins que l’entourage de l’édile orangeois, l’entourage très proche même, était directement partie prenante, voir organisateur, de cette manifestation publique très marquée politiquement. N’a-t-on pas aperçu dernièrement, à l’occasion d’un reportage sur l’édition régionale du 19/20 de France 3, André-Yves Beck, maire adjoint de Bollène, cadre du Bloc identitaire, partie prenante dans la mise en oeuvre de cette convention, assistant avec application son bon maître Jacques Bompard filmé en plein travail derrière son bureau municipal ?

Aussi, c’est vers une respectabilité politique que Bompard et ses amis identitaires cheminent désormais. En témoigne l’activisme acharné du maire d’Orange depuis 2004 contre son ancien parti, sésame de sarkompatibilité potentielle pour cet édile local, mais aussi les efforts entretenus en direction de la « communauté » musulmane d’Orange et, maintenant son projet de Ligue du Sud. Et nombre de cadres identitaires n’y sont pas allés par quatre chemins pour multiplier les signes en direction du pouvoir en place et d’un certain lobby qui entend faire la pluie et le beau temps dans notre pays. Ainsi, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, oubliant un instant son passé de bassiste du groupe de rock skinhead « Fraction hexagone » , de même que son interpellation par la police pour avoir prétendument barbouillé des slogans négationnistes devant des lycées niçois : «Faurisson a raison, chambres à gaz = bidon », a tout de même osé sortir : « Nous ne sommes pas nationalistes. Le nationalisme a été un drame pour l'Europe. Nous sommes populistes. Ce que nous reproche l'extrême droite, c'est d'avoir rompu avec l'antisémitisme et l'antisionisme ». Fini la défense de la nation, une, grande et indivisible, vive le plus petit dénominateur commun, vive le localisme, vive le confétisme !

Cette pathologique quête de respectabilité ne les a pas empêchés de tenter de manipuler certains invités comme le Suisse jurassien Dominique Baettig, élu de l’UDC, qui a claqué la porte de la convention avant la fin. Baettig reconnaît depuis que les organisateurs lui auraient « forcé la main tout le temps, il s'agissait de cautionner la Ligue du Sud, et je suis parti lorsque j'ai entendu des propos outranciers sur les Noirs et les Maures ». Et l’élu suisse de convenir d’un évident « contrôle sioniste » qui prévalait lors de ce rassemblement très particulier. Jamais le Bloc(h) n’aura autant mérité le « h » dont l’affublent à juste titre certains observateurs avertis…

Le saint Graal des zID : la respectabilité sarkompatible !

C’est surtout au lendemain du 11 septembre 2001, que cette prise de conscience philosioniste s’est progressivement enkystée au sein de la frange d’Unité radicale qui deviendra par la suite la mouvance identitaire, non sans causer quelques remous au sein de ce microcosme. En témoigne le texte vengeur d’Anne Kling publié le 5 juillet 2007 sur son blog : « J’ai appris que certains qui se prétendent identitaires avaient craint de me recevoir pour présenter mon livre La France LICRAtisée. Bon. Ils auraient estimé que le bouquin n’était pas bon et n’attirerait personne, j’aurais admis. Après tout, c’était leur droit. Mais la raison est tout autre, et pour tout dire, elle m’inquiète beaucoup. En gros, c’est : « on a de bons rapports avec la communauté juive, on ne veut pas d’histoires, etc, etc. » Vous avez compris, pas la peine de vous faire un dessin. Ne pas faire 3% aux élections et déjà s’engager dans une démarche de pseudo respectabilité, je trouve ça navrant. Et surtout inquiétant pour l’avenir. C’est quand même trop facile de confondre causes et conséquences. De taper sans arrêt sur les immigrés et de faire volontairement le black out sur ceux qui leur ont ouvert les portes. Parce qu’ils sont forts, puissants et qu’on préfère ne pas leur chercher noise. Parce qu’ils font peur, en un mot comme en cent ». Et de qualifier les ID d’idiots utiles, insulte suprême ! Réponse immédiate de Fabrice Robert, par courriel en date du 5 juillet 2007 à 23h03 et 09’’ : « Ne plus parler d'Anne Kling sur Novo jusqu'à nouvel ordre ! ».

Fin 2002, les futurs identitaires avaient d’ores et déjà tracé le cheminement qui allait les porter doucement vers cette sacro-sainte quête d’honorabilité : dans leur célèbre éditorial mis en ligne sur le site www.unite-radicale.com au lendemain de l’affaire de faux attentats contre Jacques Chirac, président de la République, le 14 juillet 2002, dans un contexte de forte poussée du FN au sein de l’opinion publique de notre pays, ils n’y allaient pas par quatre chemins. Dans leur « Lettre ouverte à Maxime Brunerie », sous l’intitulé « Merci Maxime ! », Guillaume Luyt et Fabrice Robert, les deux principaux responsables de ce qui deviendra la mouvance identitaire, mettaient les choses au point sur nombre d’errances inhérentes à la marginalisation politique : « Aujourd'hui, grâce à ton coup de folie, Maxime, nous avons l'occasion historique de faire, une bonne fois pour toutes, le ménage dans nos rangs et d'en écarter tous les mythomanes nostalgiques et autres agents provocateurs qui s'y infiltraient régulièrement. Ayant affronté, à visage découvert, les conséquences hystériques de ton acte insensé, nous avons en plus la légitimité pour en finir avec tous ces imbéciles ». Et de lancer en guise de bonne résolution à prendre : « Pour nous, le défi est clair : rompre définitivement avec les combats perdus du XXème siècle et nous engager résolument dans ceux, décisifs, du XXIème siècle ».

Mis à part les habituels « identitaires » des quatre coins d’Europe occidentale, séparatistes alsaciens et catalans, et autres représentants de la Lega Nord (qui ont sans doute dû expliquer à un auditoire attentif combien il est bon de régulariser quelque 400 000 immigrés clandestins qui ne manqueront pas de venir en France bien vite, tout en crachant sur les symboles de l’unité nationale italienne, après avoir approuvé le Traité de Lisbonne et l’engagement atlantiste de Berlusconi), on pouvait s’attendre à un panel d’invités sans fard et sans surprise, un peu à l’image d’Yves-Marie Laulan, l’ancien responsable des Affaires économiques de l’OTAN.

Pas du tout : nous nous étions lourdement trompés !

Ainsi, parmi les revues présentes, il y avait le journal espagnol Idendidad, dont tout le monde connaît le passé de son principal animateur, Ernesto Milà Rodriguez, ancien de la CEDADE, fondateur du Parti espagnol national socialiste (PENS), piste espagnole dans l'attentat de la rue des Rosiers, cité dans d’obscures histoires d’attentats antigauchistes dans les territoires basques Iparralde et Hegoalde dans les années 1970, spécialiste des rapports entre le national-socialisme et … l’occultisme, etc.

Force est de constater que cette quête ne sera pas chose aisée pour nos confétistes en herbe : en témoignent les divers couacs qui ont agrémentés cette assemblée de « militants » qui se la joue bien propres sur eux. Comme la bimbeloterie exposée sur le stand de Richard Roudier, le président du Comité d'entraide aux prisonniers européens (CEPE), grand pourfendeur d’antisémitisme, mais vendant des cartes postales à l'effigie, entre autres, du maréchal Pétain, de Saint-Loup, ou de Robert Brasillach... Officiellement, la direction du Bloc ne se serait aperçue de la présence de tout ceci qu'après la convention, et aurait décidé que le CEPE ne serait plus un « mouvement associé ». Selon Le Monde, la double appartenance au Bloc et au CEPE serait interdite et Roudier en quitterait la présidence. Sans oublier la fameuse librairie du Paillon à Nice, « bédide gommerze » de l’identitaire Benoît Loeuillet, dont une partie du chiffre d’affaires est réalisé sur la vente d’ouvrages de Léon Degrelle, sur les Waffen-SS et autres « volontaires européens », ou encore un Nicolas de Lamberterie, président de Jeune Alsace, admirateur des collabos hongrois et croates pro-nazis lors de la dernière guerre mondiale, tout cela est bien loin d’être gagné… Devront-ils virer tout ce petit monde ? D’autant que certains, pour complaire, vont sans doute même devoir changer les prénoms de leurs progénitures : que pourrait bien penser le fameux lobby d’un papa qui serait fier d’avoir donné à sa fille les trois prénoms Europe, France et Blanche ? Quelle réaction pourraient avoir les zélotes de la Ligue de défense juive qui, il n’y a pas si longtemps, avait pris langue avec Richard Roudier au Château d’Isis (1) par l’intermédiaire de Daniel Bensoussan, fils d’un dirigeant du CRIF ? Une LDJ particulièrement vigilante, ces dernières années, sur les fréquentations des identitaires et qui, parfois, n’hésite pas à les gronder…

Mais, peut-être que tout ceci ne fait pas partie de ce que Luyt et Robert définissaient, en leur infinie sagesse, comme étant des « mythomanes nostalgiques et autres agents provocateurs »… Certes ! De surcroît, on nous rétorquera sans doute que ce « ménage » est en cours… Un peu comme à l’été dernier, lorsque la mouvance identitaire élargie s’était empressée d’effacer sur Internet, à la manière de Big Brother et avec une élégance sans pareil, toute trace de Laurent Leclercq, auteur présumé d’un dramatique coup de poignard homicide dans le dos d’un adhérent de Terre et Peuple lors du Solstice d’été de la bannière d’Ile de France de ce groupe identitaire. Quelques semaines plus tôt, ce même Leclercq était pourtant cité comme un exemple militant sur nombre de sites et blogs « identitaires » ou se définissant comme tels…

Quant à « en finir avec le rôle de supplétifs auquel les partis électoralistes avaient pris l'habitude de [les] cantonner », intention qui figure clairement dans ce texte signé par Robert et Luyt fin 2002, au regard des événements qui ont actuellement court dans la Principauté d’Orange (constitution de la très sarkompatible Ligue bomparde avec l’accord tacite de l’UMP), force est de constater que cela reste un simple vœu pieu, et pour un sacré bout de temps encore.



notes

1 - Selon Jean-Yves Camus, un premier contact aurait eu lieu en 2005 d’après une confidence qu’Eliahou Nataf de la LDJ lui aurait faite à Paris en novembre 2007 (voir http://tempspresents.files.wordpress.com/2009/09/jean-yve... page 15, note 30).

Photo : Guillaume Luyt et Fabrice Robert, quand ils n'étaient pas encore sarkocompatibles...

Publié par notre ami Roland MACHEFER sur le site de notre ami Chistian BOUCHET voxnr/les nôtres

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21 octobre 2009

Les IDs "Sarkocompatibles" ? Ah! Ils sont beaux les anciens NR "Radicaux" !

Le Bloc Identitaire, variante « sarkocompatible » de l’extrême droite ?

Nous avons relevé un article qui nous a paru intéressant et qui a été publié sur le site Rue89. Dans le cadre de notre travail d’information, nous portons donc ci-dessous à la connaissance de nos lecteurs les propos et l’analyse politique de l’auteur, le politologue Jean-Yves Camus. Nous ne ferons cependant aucun commentaire.

Si les responsables du Bloc Identitaire voulaient y apporter des précisions, nous les publierions bien volontiers.

JV

——–

Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire

Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire

Le Bloc identitaire, nouveau venu dans la famille de l’extrême droite

Par Jean-Yves Camus | Chercheur en science politique | 19/10/2009

C’est fait : le Bloc identitaire est désormais un parti politique à part entière. Présidé par Fabrice Robert, le Bloc possède désormais sa propre association de financement et s’apprête à s’engager dans la campagne pour les régionales de 2010, au terme d’une convention nationale qui s’est tenue les 18 et 19 octobre à Orange et à laquelle ont participé entre 500 et 600 personnes.

Le créneau politique dans lequel peut espérer s’engouffrer le Bloc identitaire est évidemment étroit, et se place quelque part entre Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen. Pour espérer sortir de ce que ses animateurs n’hésitent pas à désigner comme « le ghetto de l’extrême-droite », le Bloc a du faire évoluer son logiciel idéologique.

Ainsi, on retiendra deux phrases des interventions du week-end :

* celle de Richard Roudier, future tête de liste de la Ligue du Midi en Languedoc-Roussillon, pour qui « le Front national a déshonoré la notion d’identité » par les déclarations de son leader sur la Seconde Guerre mondiale, que le BI « condamne formellement et absolument »

* celle de Fabrice Robert qui affirme : « Nous ne sommes pas nationalistes, le nationalisme a été un drame pour l’Europe. »

Le BI, variante « sarkocompatible » de l’extrême droite 

La suite est sur le site de Camus et sur NPI NATIONS PRESSE INFO, la boussole de la "Natiosphère"...merci NPI.

Le BLOC IDENTITAIRE la nouvelle extrême-droite "Sarkocompatible" ?...

ELLE EST AUX ORDRES DE SARKOZY, C'EST LA NOUVELLE EXTRÊME-DROITE... par Christian BOUCHET

Deux nouvelles récentes, ont confirmé une analyse que je faisais depuis plus d’un an : la mise en place par certains réseaux d’une extrême droite sarkocompatible. Il y a eu tout d’abord l’annonce que la deuxième Convention identitaire, qui doit se tenir à Orange, le temps d’un week end d’octobre, recevrait un hôte de marque : Yves-Marie Laulan, présenté dans un communiqué comme « économiste, démographe et géopoliticien. ». truclambda4cg9bf1.gif Ce que le communiqué omet de préciser, c’est qu’Yves-Marie Laulan a un pedigree conséquent de libéral atlantiste. En effet, notre homme a été un cadre important du Fonds monétaire international (FMI) puis de la Banque mondiale, avant de devenir chef du service des affaires économiques de l'OTAN… Ce sont des postes que l’on n’occupe pas par hasard et des fonctions que l’on n’obtient pas si on est soupçonné du moindre désaccords avec ces instances mondialistes.

 Les hommes et leurs idées changent, me direz vous. Ceci est parfaitement exact et l’on peut donc s’interroger : Yves-Marie Laulan est-il allé à Canossa ? Que nenni ! Notre homme, qui s’était porté volontaire pendant la guerre des Six Jours pour servir dans l'armée israélienne, affirme toujours haut et clair ses idées : ultra-libéralisme économique (il a, il y a quelque temps proposé la suppression de toutes les aides à l’emploi), soutien inconditionnel à Israël et haine de "l'extrême droite traditionnelle". Qu’il soit invité à prendre la parole à la Convention identitaire d’Orange est donc un signe fort : les idées qu’il défend et l’image politique qu’il véhicule sont « cachères » pour les « identitaires ».  Plus récemment, la presse a annoncé la création d’une Ligue du Sud derrière le maire d’Orange, Jacques Bompard, afin de présenter une liste en PACA aux prochaines élections régionales. Ce que les journalistes ont peu dit c’est que cette Ligue du Sud sera aussi présente en Languedoc-Roussillon où sa tête de liste sera, cette fois, un certain Richard Roudier, ancien membre de la direction d’Unité radicale et maintenant un de ceux qui dirigent le Bloc identitaire et organisent la fameuse Convention identitaire.

 La manœuvre là est claire et le quotidien Le Figaro, jouant contre son camp, l’a maladroitement éventée. Il a en effet révélé que dans les sondages pré-électoraux qu’à fait réaliser l’UMP en PACA, il est ressorti que, quel que soit son candidat, la droite sarkozyste arrivait en tête au premier tour (avec 31 à 34% des voix), devant le PS (27 à 29%), les Verts (14 à 16%), le MoDem (5 à 6%) et Le FN (12 à 14%). Ces sondages donnent le PS gagnant au second tour dans tous les cas de figure (avec 49 à 51% des suffrages), à la faveur d'une triangulaire avec le Front national (8 à 10 %). La seule possibilité de victoire pour l’UMP est donc d’éliminer le FN du second tour en le faisant passer sous la barre des 10 %. Cela n’est possible qu’en suscitant l’apparition d’une liste dissidente, marquée à droite mais qui donnera le moment venu les bonnes consignes de vote. La manœuvre est sensiblement la même en Languedoc-Roussillon. Ces deux nouvelles résument ce que sera la nouvelle extrême droite. D’un point de vue idéologique, elle sera libérale, européiste, favorable à la landerisation de notre sous continent et au démantèlement des nations, elle se réfèrera à l’occidentalisme et au choc des civilisations. D’un point de vue politique, elle tentera d’exister en jouant un rôle d’appoint électoral aux blocs centraux de la droite libérale.

Tout cela en fait bien sur une ennemie pour le mouvement national français dans son ensemble et tout cela donne raison à posteriori à mes mises en garde et à mes appels à la mise en quarantaine. L’ennemi était tapis dans nos rangs et peu nombreux étaient ceux qui en avait conscience. Maintenant au moins les choses sont claires et bien des yeux vont se dessiller. Christian BOUCHET (Source voxnr.com)

18 juin 2009

IRAN : que les pseudo-démocrates cessent leur hypocrisie !

Les démocrates nous les brisent...

 

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Les pleurnicheries internationales orchetrées sur toute la planète, sur toutes les ondes du monde "libre" (inféodé à l'Empire israëlo-américain ndlr), ne nous font ni rire ni pleurer, les nationalistes et les nationalistes-révolutionnaires conséquents gardent la tête froide face à ce déferlement de haine et de fiel déversé sur l'Iran et son pouvoir légitime dès avant le 1er tour de scrutin des élections présidentielles iraniennes. La tête froide, car nous savons d'expériences que les "démocrates" européens et du monde entier ont la mémoire courte, et l'indignation à géométrie variable...

40707521_p.jpgEn effet qui se souvient aujourd'hui, plus de vingt ans après, du peu de compassion dont firent preuve nos "démocrates" patentés, lors de la répression sanglante celle-là ( plus de 2000 morts...c'est autre chose que 7 ou 8 victimes ) pendant et après les élections en Algérie, par la police algérienne qui tirait allègrement dans le tas à coup d'armes automatiques payées par la France ???... Qui se souvient trois ans plus tard, toujours dans le même pays, l'Algérie à peine à 2000 kilomètres de chez nous, juste de l'autre côté de la Méditerrannée, à 2 heures de vol de Marseille, du pouvoir FLN en place depuis trois décennie à l'époque, qui interdit en le supprimant tout bonnement le déroulement du deuxième tour des élections législatives algériennes ???... Là on a pas entendu grand monde protester contre cet acte dictatorial d'un Régime "ami" de la France républicaine et démocratique... Il est vrai que cette action de "sauvetage" de la "démocratie" "populaire" algérienne n'avait été commis "que" contre les vilains méchants fascistes verts du FIS (des "intégristes" "irrécupérables" bien entendu...), alors forcemment annuler le deuxième tour qui leur aurait donné la majorité absolue au Parlement Algérien, là c'était sûrement une mesure de Salut Public pour nos "démocrates" patentés...

 

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Imaginez...un parlement algérien occupé par des barbus enturbannés...QUELLE HONTE ! en terre d'Islam, pour nos démocrates à la gomme ! Ils n'ont honte de rien eux à nous faire le coup de la méchante dictature en Iran avec tout ce qu'ils ont couvert de dégueulasse dans la sanglante répression en Algérie et ailleurs dans le monde, dès qu'un régime ou un parti ne leur plaît pas, surtout s'il représente une vision un peu plus morale de la vie que leur démocratie corrompue et bidon, et surtout si ces régimes ou ces partis ne plaisent surtout pas à leurs maîtres véritables : les tenants, les agents et les dirigeants de l'Empire israëlo-américain !

 

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Alors oui les démocrates de tous poils nous les brisent ! Qu'ils aillent laver leurs puces sur les bords du Jourdain ! USraël Go Home ! 

 

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Michel LEROY pour le Réseau FRANCE NATIONALISTE / FRONT NATIONALISTE - RFN / GNR -

 

15 juin 2009

L'ORDRE REGNE A TEHERAN : ECHEC A LA CIA !

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La victoire écrasante du Président iranien sortant, semble défriser tout ce que la planète compte de contempteurs béats de l'impérialisme israëlo-américain, des libéraux aux démocrates patentés, des écolo-bobos aux socialos cosmopolites, de la droite aux ordres à la gauche sans âme, tous unis contre l'hydre islamo-hitléro fasciste, cet aéropage de tartuffes droitsdelhommistes communie dans le délire islamophobe d'une connerie sans nom.
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On aura du mal en effet à résumer rapidement l'histoire en dents de scie mais assez grandiose de ce vieux peuple indo-européen et de cette vieille nation civilisée, et qui fut un empire, qu'est l'Iran, à la meute imbécile et haineuse des "occidentalistes" promoteurs de la démocratie à tout prix dans une partie du monde qui s'en fiche comme de sa première guigne, dans un Iran qui souhaite seulement vivre en paix dans des frontières sûres (ça ne vous rappelle pas les appels incessants en faveur d'un petit état du proche-orient fort contesté par ses voisins pour des raisons plus concrètes ?).
Alors les objurgations moralisantes des occidentalistes qui se foutent de l'occident et de la "démocratie" ne trompent personne, et surtout pas les patriotes et les nationalistes du monde entier qui savent au fond d'eux que l'action internationale du Camarade Mahmoud, est un des éléments les plus positifs dans la lutte des peuples et des nations encore libres contre l'apparente toute-puissance de l'Empire américano-sioniste, seul et véritable oppresseur des peuples en marche contre la marchandisation et la standardisation de la planète.
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Alors oui, il convient de ne pas tomber dans le piège de la propagande de la CIA, et autres promoteurs de révolutions "Oranges" en europe et ailleurs. Les mini-émeutes estudiantines fomentées de l'étranger par des lobbys spécialisés dans la destabilisation de régimes "gênants" les intérêts de "l'empire", ne sont qu'un pet de fourmi dans l'histoire mouvementée mais pluri-millénaire de l'Iran qui fut de tous temps La Lumière de l'Orient. Alors oui, vas-y Mahmoud continue ton oeuvre, pète la gueule à ces petits cons stipendiés par la CIA et le MOSSAD, et casse la baraque du Nouvel Ordre Mondial que certains "élus"  (souvent en "ballotage" ces derniers temps au proche-orient !) veulent imposer au monde contre la volonté réelle des Peuples et des Nations ! 
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Il n'y à qu'à voir la face haineuse de notre pseudo ministre des affaires étrangères, le sinistre KOUCHMERDE, pour finir de se convaincre de la partialité contrôlée par le "lobby qui n'existe pas"... Il a fait très fort aujourd'hui en montant au créneau sur les non-évènements de Téhéran, avec toute la haine de son peuple qui lui monte aux tempes. On ne le refera pas notre Nanard anti-national !
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Michel LEROY et Jacques DARMAILLé pour le Bureau  du Réseau FRANCE NATIONALISTE / FRONT NATIONALISTE - RFN / GNR -

19 janvier 2009

Jean-Yves Camus refuse la diversité... C'est pas beau ça, Jean-Yves !

22 octobre 2008

Sœur Emmanuelle : descendante d’un juif prénommé Emmanuel

 

Il est parfois bon d’aller de temps en temps faire un petit tour sur des sites sionistes, tel celui de la Ligue de Défense Juive : on y apprends parfois des choses fort instructives. Ainsi, d’après la LDJ, Sœur Emmanuelle, dont on nous rabat les oreilles depuis 48 heures depuis son trépas, serait d’origine juive. Si ce sont les nervis de la LDJ qui le disent…

 

Citation :

Connaît-on vraiment les racines de la « petite sœur des chiffonniers » ? De registres paroissiaux en registres d’état civil, Jean-Louis Beaucarnot a retrouvé la trace de ses ancêtres.

Soeur Emmanuelle se nommait à l’état civil Madeleine CINQUIN et était née à Bruxelles le 16 novembre 1908. Elle était la fille d’un couple franco-belge : Jules CINQUIN et Berthe LENSSENS (patronyme belge, variante des plus fréquents Lensen et Lenzen).

Son père, qui s’était noyé sous ses yeux sur la côte d’Ostende lorsqu’elle avait six ans – une circonstance qui a dit-on beaucoup compté dans sa vocation – avait importé en Belgique une affaire familiale de lingerie, que sa propre mère avait dirigée à Saint-Omer, d’où la famille était originaire, avec toutefois des ramifications très diverses. Cette grand-mère maternelle qui, une fois veuve, avait assumé la direction de l’affaire, se nommait Laure Mélanie DREYFUS. Née à Saint-Omer en 1851, elle était issue, par sa mère, née Clémence Catherine TARTAR, de familles implantées dans cette région (Saint-Omer, Blendecques…) depuis la nuit des temps, tout en ayant pour ancêtres paternels des Juifs alsaciens, avec les familles DREYFUS, STERN LOEBEL, LEVI…

L’arrière-grand-père de sœur Emmanuelle, nommé Emmanuel Moïse Augustin Dreyfus, qui avait sans doute créé l’entreprise de lingerie, était quant à lui natif de Wissembourg, dans le Bas-Rhin, où son père avait été commerçant et aubergiste et où son arrière grand-père Herz-Löwel Dreyfus, né au début du XVIIIe siècle, avait été "prévôt des Juifs", autrement dit représentant de la communauté juive.

Du côté paternel, le grand-père de sœur Emmanuelle, Jules Antoine CINQUIN, venu se marier à Saint-Omer, était natif de Lyon : il était le fils d’Antoine CINQUIN, ouvrier boisselier, qui avait épousé dans cette ville en 1837, Catherine BELINGARD, ouvrière sur soie. En remontant l’arbre généalogique, on trouve ensuite Charles CINQUIN, bennier (synonyme de boisselier), fils d’un certain Benoît CINQUIN ; il épousa Claudine GUILLERMET (ou GUILLERMAIN) en 1805 à Charentay.

CINQUIN : patronyme porté par environ 350 foyers, peut-être monophylétique, ayant son berceau aux confins du Rhône (nord du Beaujolais : Beaujeu, Quincié-en-Beaujolais, Saint Didier-sur-Beaujeu, Les Ardillats, Ouroux…) et de la Saône-et-Loire (Germolles-sur-Grosne, Tramayes, Saint Léger-sous-la-Bussière…).

La branche dont est issue sœur Emmanuelle est originaire du village de Vernay, à une dizaine de kilomètres à l’Ouest de Beaujeu, où l’on peut la remonter jusqu’au couple Claude CINQUIN / Benoîte AUGRIS, mariés vers 1680.

 

C’est donc un bien grand malheur que Sœur Emmanuel soit partie à un mois de son centième anniversaire. Un bien grand malheur…

04 octobre 2008

Cohn-Bendit : l’Autriche « mérite » un gouver­nement d’extrême droite

Source : NPI

Dany Le Rouge se verdegriserait-il ? On peut légitimement se le demander à entendre les dernières déclarations de ce grand admirateur de la politique extérieure du président américain G. W. Bush…

L’Autriche, où la droite nationale a enregistré dimanche une forte poussée lors des législatives, « mérite » ce résultat pour lequel les Autrichiens « ont voté », a estimé l’eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit lundi 29 septembre à Ungersheim (Haut-Rhin).

« Je suis très cynique et très méchant, mais à partir du moment où il y a ce résultat en Autriche, qu’ils fassent le gouvernement » avec les deux partis d’extrême droite, a déclaré Daniel Cohn-Bendit lors d’une conférence de presse dans le cadre de la journée parlementaire des Verts à l’Ecomusée d’Alsace. « L’Autriche le mérite, c’est comme ça, ils ont voté », a-t-il indiqué.

« L’alternative pour l’Autriche, c’est une “grande coalition”. Ca serait terrible, deux grands perdants qui refont une coalition, ça donnerait une majorité de l’extrême droite toute seule. Ca ne fonctionne pas comme ça. Je ne vois pas d’autre solution en Autriche pour l’instant », a-t-il estimé.

« Ils sont entourés par les traités, on va voir ce qu’ils vont faire », a ajouté le député européen.

Les deux partis rivaux droitistes FPÖ et BZÖ sont, avec près de 30% des voix, les grands gagnants du scrutin, au détriment des deux grands partis, les sociaux-démocrates et surtout les conservateurs.

Ces propos surprenants de cette chienlit de Dany nous ont fait froid dans le dos !

Dis, Dany, comment passe-t-on du néo-conservatisme bobo-gaucho au néo-nâââââzisme le plus abominable ?

06 août 2008

Les milices sionistes menacent le gauchiste Siné

 

Avec no-media - C’est le feuilleton de l’été chez les sionistes les plus extrémistes et les plus caricaturaux : le dessinateur gauchiste Maurice Sinet dit Siné, de l’infâme Charlie Hebdo, aurait quelque peu forcé sur une quelconque substance illégale au point d'écrire des propos jugés « antisémites ».

 

Dans une chronique publiée le 2 juillet 2008 (avec l’accord de la rédaction en chef de Charlie Hebdo, donc de Philippe Val qui a seul le pouvoir de valider le bon à tirer –BAT- à l’imprimeur avant parution), Siné a écrit à propos de Jean Sarkozy, fiston de qui vous savez :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

 

C’est sur cela que la très puante bien-pensance autoproclamée du Régime s’est mobilisée depuis un mois et c’est sur quoi les très sarkozystes LDJ et Betar font des gorges chaudes depuis quelques semaines. A tel point que la police a ouvert une enquête après des menaces de mort qui auraient été proférées contre Siné.

Un certain @Mordechai Anielewicz (il s’agit d’un pseudo signifiant car Mordechai Anielewicz fut le commandant de la ZOB - Żydowska Organizacja Bojowa, l’Organisation juive de combat-, qui co-organisa le soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943), a menacé à plusieurs reprises l’ancien collaborateur de Charlie Hebdo - licencié par Philippe Val - notamment de lui planter « 20 cm d’inox dans le bide », le traitant, sur le site de la Ligue de défense juive, de « fils de pute » (commentaire retiré depuis par l’administrateur Michael Carlisle).

A un journaliste du Nouvel observateur qui lui demandait : « Avez-vous une idée de qui se cache derrière ces menaces ? ». Siné a répondu : « C’est sûrement un mec du Bétar, un groupuscule interdit par la police [ce qui est faux, ndlr] avec qui j’ai déjà eu des problèmes il y plus de quarante ans. A l’époque, j’avais fait une expo contre Israël dans une boutique près du Palais Royal. La nuit après le vernissage, ils avaient tout cassé, vitrine y compris… Ils ne sont peut-être qu’une vingtaine mais, en tous cas, ce ne sont pas des rigolos, des gars qu’il faut prendre à la légère. Et puis, on commence à les connaître. Quand Tardi avait illustré Voyage au bout de la nuit de Céline, ils l’avaient fait chier pendant dix ans. D’ailleurs, depuis, il ne répond plus au téléphone. Moi, je ne veux pas en arriver là. C’est comme Goldnadel [président d’Avocats sans frontières, ndlr], ça ne m’étonnerait pas que ce provocateur soit là-dessous ».

L’enquête serait prise « au sérieux » par les policiers. Mais comme ces milices copinent beaucoup avec la Place Beauvau, on est en droit de se poser un certain nombre de questions quant à l'aboutissement effectif de ladite enquête.

 

Pour notre part, cette micro-affaire estivale aura eu au moins un avantage certain : faire sortir du bois tous les peigne-culs sarkolâtres à la Rioufol (dont certains abrutis prétendent qu’il serait « proche de nous » - sic !) qui ne se sont pas gênés pour cracher très opportunément sur Siné alors que, lorsque ce dernier s’en prenait à la mouvance nationaliste en France, et à Le Pen en particulier, il n’ont jamais émis la moindre protestation, loin s’en faut.

 

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