22 octobre 2009

LE BAL DES POURRIS...OU LE BAL DE POURIM ?...ON PEUT PAS DIRE!

Veillée d’armes pour les Janissaires du sarkozysme
Roland Machefer
Tribune libre
Veillée d’armes pour les Janissaires du sarkozysme
Après la Bourgogne en 2007, au Palais des Congrès de Beaune, le week-end dernier ce fut au tour de la Provence, au Palais des Princes d’Orange, d’accueillir la Convention du mouvement identitaire. Et cette fois-ci, c’est un signe fort en direction d’une certaine droite extrême qui a été adressé à l’ensemble des nationaux et nationalistes : choisir la ville d’Orange, par l’engagement passé et présent de son premier magistrat, n’était pas anodin ; à quelques mois des élections régionales et à l’heure où la stratégie de l’édile du Haut-Vaucluse s’intègre parfaitement avec celle choisie par l’UMP en PACA pour reconquérir le Conseil régional en mars prochain. La recomposition d’une droite extrême, entièrement compatible avec le maintien au pouvoir d’un conservatisme droitiste, atlantiste, antinational et antisocial, est sur le point de s’achever ; avec pour objectif faire barrage au FN lors des prochaines élections régionales.

Dans les Balkans, sous le joug ottoman, les meilleurs auxiliaires de La Porte se recrutaient au sein des populations autochtones chrétiennes, afin de former un corps d’élite, celui des Janissaires. Formés à Istanbul, ils eurent pour tâche de seconder et d’administrer l’ottomanisation des contrées de l’Europe du Sud-Est pendant près de quatre siècles. Aujourd’hui, en France, l’Empire ottoman c’est l’idéologie sarkozyste, le Sultan est à l’Elysée et ses nouveaux Janissaires se recrutent au sein de la mouvance « nationale et identitaire ».

Depuis quelques semaines, cette convention identitaire avait fait l’objet d’une attention toute particulière de la part d’observateurs de la Mouvance nationale/nationaliste. Ainsi, de Jérôme Bourbon à Christian Bouchet, en passant par Pierre Vial (dans un de ses rares instants de lucidité), chacun s’accordait à souligner l’apparition d’une certaine forme de malaise autour de cette manifestation, tant dans le choix de ses intervenants que dans le but à peine caché des identitaires : servir les intérêts du pouvoir en place.

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle des années 70-80 et les choix adoptés par la formation concurrence du FN d’alors, le Parti des forces nouvelles (PFN). A l’époque, un antagonisme fondamental existait alors entre le parti de Jean-Marie Le Pen et le PFN d’Alain Robert. Début 1978, dans la Revue Internationale des Problèmes du Nationalisme (janv.-fév. 1978, n°1-2, p. 19), François Duprat expliquait que si le FN refusait déjà clairement de se désister systématiquement pour la majorité (alors giscardienne), renvoyée dos à dos avec la gauche, le PFN, quant à lui, prônait le désistement systématique pour la majorité en privilégiant sa « droite ». Pour le PFN, continuait Duprat, le « régime » n’existe pas, il y a simplement des forces libérales et des « forces de droite » au sein du pouvoir et il faut appuyer les forces de droite en combattant les libéraux. Pour le FN, en revanche, le « régime » est une réalité très concrète et tous ceux qui le servent sont des ennemis de notre cause.

Rien d’étonnant alors que les militants anti-FN du PFN aient été mis à contribution pour les campagnes présidentielles de Giscard en 1974 et 1981, aient empêché Le Pen de se présenter à la Présidentielle de 81, tout en se prévalant d’être des anticommunistes farouches alors que Valery Giscard d’Estaing fut le premier chef d’Etat français à aller à Moscou déposer une gerbe au pied du Mausolée de Lénine, sur la Place rouge ; sans parler de la loi Veil et autres saloperies antinationales comme le « regroupement familial » !

Au lendemain de cette convention d’Orange qui a réuni quelque 500 personnes, la situation est étrangement comparable aujourd’hui : la mouvance identitaire, mais aussi les dissidents carlistes et autres NDP de Spieler et Hélie (deux ex-PFN, comme par hasard) ayant pris de fait la place de feu le Parti des forces nouvelles (disparu avec le giscardisme). Force est de constater que leurs rapports avec le sarkozysme s’apparente à la relation qu’entretenait le giscardisme avec cette droite extrême anti-Le Pen.

« Nous ne sommes pas nationalistes »

Notons que Jacques Bompard, le maire d’Orange, avait fait mine de prendre une certaine distance avec cette réunion publique, en tenant à faire savoir que « la mairie d’Orange n’a pas mis un théâtre « à la disposition de la Convention identitaire » des 17 et 18 octobre. La Ville d’Orange aurait loué ce théâtre selon les tarifs en vigueur, s’appliquant à toute personne ou groupe louant la salle ». Admettons ! Il n’en demeure pas moins que l’entourage de l’édile orangeois, l’entourage très proche même, était directement partie prenante, voir organisateur, de cette manifestation publique très marquée politiquement. N’a-t-on pas aperçu dernièrement, à l’occasion d’un reportage sur l’édition régionale du 19/20 de France 3, André-Yves Beck, maire adjoint de Bollène, cadre du Bloc identitaire, partie prenante dans la mise en oeuvre de cette convention, assistant avec application son bon maître Jacques Bompard filmé en plein travail derrière son bureau municipal ?

Aussi, c’est vers une respectabilité politique que Bompard et ses amis identitaires cheminent désormais. En témoigne l’activisme acharné du maire d’Orange depuis 2004 contre son ancien parti, sésame de sarkompatibilité potentielle pour cet édile local, mais aussi les efforts entretenus en direction de la « communauté » musulmane d’Orange et, maintenant son projet de Ligue du Sud. Et nombre de cadres identitaires n’y sont pas allés par quatre chemins pour multiplier les signes en direction du pouvoir en place et d’un certain lobby qui entend faire la pluie et le beau temps dans notre pays. Ainsi, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, oubliant un instant son passé de bassiste du groupe de rock skinhead « Fraction hexagone » , de même que son interpellation par la police pour avoir prétendument barbouillé des slogans négationnistes devant des lycées niçois : «Faurisson a raison, chambres à gaz = bidon », a tout de même osé sortir : « Nous ne sommes pas nationalistes. Le nationalisme a été un drame pour l'Europe. Nous sommes populistes. Ce que nous reproche l'extrême droite, c'est d'avoir rompu avec l'antisémitisme et l'antisionisme ». Fini la défense de la nation, une, grande et indivisible, vive le plus petit dénominateur commun, vive le localisme, vive le confétisme !

Cette pathologique quête de respectabilité ne les a pas empêchés de tenter de manipuler certains invités comme le Suisse jurassien Dominique Baettig, élu de l’UDC, qui a claqué la porte de la convention avant la fin. Baettig reconnaît depuis que les organisateurs lui auraient « forcé la main tout le temps, il s'agissait de cautionner la Ligue du Sud, et je suis parti lorsque j'ai entendu des propos outranciers sur les Noirs et les Maures ». Et l’élu suisse de convenir d’un évident « contrôle sioniste » qui prévalait lors de ce rassemblement très particulier. Jamais le Bloc(h) n’aura autant mérité le « h » dont l’affublent à juste titre certains observateurs avertis…

Le saint Graal des zID : la respectabilité sarkompatible !

C’est surtout au lendemain du 11 septembre 2001, que cette prise de conscience philosioniste s’est progressivement enkystée au sein de la frange d’Unité radicale qui deviendra par la suite la mouvance identitaire, non sans causer quelques remous au sein de ce microcosme. En témoigne le texte vengeur d’Anne Kling publié le 5 juillet 2007 sur son blog : « J’ai appris que certains qui se prétendent identitaires avaient craint de me recevoir pour présenter mon livre La France LICRAtisée. Bon. Ils auraient estimé que le bouquin n’était pas bon et n’attirerait personne, j’aurais admis. Après tout, c’était leur droit. Mais la raison est tout autre, et pour tout dire, elle m’inquiète beaucoup. En gros, c’est : « on a de bons rapports avec la communauté juive, on ne veut pas d’histoires, etc, etc. » Vous avez compris, pas la peine de vous faire un dessin. Ne pas faire 3% aux élections et déjà s’engager dans une démarche de pseudo respectabilité, je trouve ça navrant. Et surtout inquiétant pour l’avenir. C’est quand même trop facile de confondre causes et conséquences. De taper sans arrêt sur les immigrés et de faire volontairement le black out sur ceux qui leur ont ouvert les portes. Parce qu’ils sont forts, puissants et qu’on préfère ne pas leur chercher noise. Parce qu’ils font peur, en un mot comme en cent ». Et de qualifier les ID d’idiots utiles, insulte suprême ! Réponse immédiate de Fabrice Robert, par courriel en date du 5 juillet 2007 à 23h03 et 09’’ : « Ne plus parler d'Anne Kling sur Novo jusqu'à nouvel ordre ! ».

Fin 2002, les futurs identitaires avaient d’ores et déjà tracé le cheminement qui allait les porter doucement vers cette sacro-sainte quête d’honorabilité : dans leur célèbre éditorial mis en ligne sur le site www.unite-radicale.com au lendemain de l’affaire de faux attentats contre Jacques Chirac, président de la République, le 14 juillet 2002, dans un contexte de forte poussée du FN au sein de l’opinion publique de notre pays, ils n’y allaient pas par quatre chemins. Dans leur « Lettre ouverte à Maxime Brunerie », sous l’intitulé « Merci Maxime ! », Guillaume Luyt et Fabrice Robert, les deux principaux responsables de ce qui deviendra la mouvance identitaire, mettaient les choses au point sur nombre d’errances inhérentes à la marginalisation politique : « Aujourd'hui, grâce à ton coup de folie, Maxime, nous avons l'occasion historique de faire, une bonne fois pour toutes, le ménage dans nos rangs et d'en écarter tous les mythomanes nostalgiques et autres agents provocateurs qui s'y infiltraient régulièrement. Ayant affronté, à visage découvert, les conséquences hystériques de ton acte insensé, nous avons en plus la légitimité pour en finir avec tous ces imbéciles ». Et de lancer en guise de bonne résolution à prendre : « Pour nous, le défi est clair : rompre définitivement avec les combats perdus du XXème siècle et nous engager résolument dans ceux, décisifs, du XXIème siècle ».

Mis à part les habituels « identitaires » des quatre coins d’Europe occidentale, séparatistes alsaciens et catalans, et autres représentants de la Lega Nord (qui ont sans doute dû expliquer à un auditoire attentif combien il est bon de régulariser quelque 400 000 immigrés clandestins qui ne manqueront pas de venir en France bien vite, tout en crachant sur les symboles de l’unité nationale italienne, après avoir approuvé le Traité de Lisbonne et l’engagement atlantiste de Berlusconi), on pouvait s’attendre à un panel d’invités sans fard et sans surprise, un peu à l’image d’Yves-Marie Laulan, l’ancien responsable des Affaires économiques de l’OTAN.

Pas du tout : nous nous étions lourdement trompés !

Ainsi, parmi les revues présentes, il y avait le journal espagnol Idendidad, dont tout le monde connaît le passé de son principal animateur, Ernesto Milà Rodriguez, ancien de la CEDADE, fondateur du Parti espagnol national socialiste (PENS), piste espagnole dans l'attentat de la rue des Rosiers, cité dans d’obscures histoires d’attentats antigauchistes dans les territoires basques Iparralde et Hegoalde dans les années 1970, spécialiste des rapports entre le national-socialisme et … l’occultisme, etc.

Force est de constater que cette quête ne sera pas chose aisée pour nos confétistes en herbe : en témoignent les divers couacs qui ont agrémentés cette assemblée de « militants » qui se la joue bien propres sur eux. Comme la bimbeloterie exposée sur le stand de Richard Roudier, le président du Comité d'entraide aux prisonniers européens (CEPE), grand pourfendeur d’antisémitisme, mais vendant des cartes postales à l'effigie, entre autres, du maréchal Pétain, de Saint-Loup, ou de Robert Brasillach... Officiellement, la direction du Bloc ne se serait aperçue de la présence de tout ceci qu'après la convention, et aurait décidé que le CEPE ne serait plus un « mouvement associé ». Selon Le Monde, la double appartenance au Bloc et au CEPE serait interdite et Roudier en quitterait la présidence. Sans oublier la fameuse librairie du Paillon à Nice, « bédide gommerze » de l’identitaire Benoît Loeuillet, dont une partie du chiffre d’affaires est réalisé sur la vente d’ouvrages de Léon Degrelle, sur les Waffen-SS et autres « volontaires européens », ou encore un Nicolas de Lamberterie, président de Jeune Alsace, admirateur des collabos hongrois et croates pro-nazis lors de la dernière guerre mondiale, tout cela est bien loin d’être gagné… Devront-ils virer tout ce petit monde ? D’autant que certains, pour complaire, vont sans doute même devoir changer les prénoms de leurs progénitures : que pourrait bien penser le fameux lobby d’un papa qui serait fier d’avoir donné à sa fille les trois prénoms Europe, France et Blanche ? Quelle réaction pourraient avoir les zélotes de la Ligue de défense juive qui, il n’y a pas si longtemps, avait pris langue avec Richard Roudier au Château d’Isis (1) par l’intermédiaire de Daniel Bensoussan, fils d’un dirigeant du CRIF ? Une LDJ particulièrement vigilante, ces dernières années, sur les fréquentations des identitaires et qui, parfois, n’hésite pas à les gronder…

Mais, peut-être que tout ceci ne fait pas partie de ce que Luyt et Robert définissaient, en leur infinie sagesse, comme étant des « mythomanes nostalgiques et autres agents provocateurs »… Certes ! De surcroît, on nous rétorquera sans doute que ce « ménage » est en cours… Un peu comme à l’été dernier, lorsque la mouvance identitaire élargie s’était empressée d’effacer sur Internet, à la manière de Big Brother et avec une élégance sans pareil, toute trace de Laurent Leclercq, auteur présumé d’un dramatique coup de poignard homicide dans le dos d’un adhérent de Terre et Peuple lors du Solstice d’été de la bannière d’Ile de France de ce groupe identitaire. Quelques semaines plus tôt, ce même Leclercq était pourtant cité comme un exemple militant sur nombre de sites et blogs « identitaires » ou se définissant comme tels…

Quant à « en finir avec le rôle de supplétifs auquel les partis électoralistes avaient pris l'habitude de [les] cantonner », intention qui figure clairement dans ce texte signé par Robert et Luyt fin 2002, au regard des événements qui ont actuellement court dans la Principauté d’Orange (constitution de la très sarkompatible Ligue bomparde avec l’accord tacite de l’UMP), force est de constater que cela reste un simple vœu pieu, et pour un sacré bout de temps encore.



notes

1 - Selon Jean-Yves Camus, un premier contact aurait eu lieu en 2005 d’après une confidence qu’Eliahou Nataf de la LDJ lui aurait faite à Paris en novembre 2007 (voir http://tempspresents.files.wordpress.com/2009/09/jean-yve... page 15, note 30).

Photo : Guillaume Luyt et Fabrice Robert, quand ils n'étaient pas encore sarkocompatibles...

Publié par notre ami Roland MACHEFER sur le site de notre ami Chistian BOUCHET voxnr/les nôtres

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21 octobre 2009

Le BLOC IDENTITAIRE la nouvelle extrême-droite "Sarkocompatible" ?...

ELLE EST AUX ORDRES DE SARKOZY, C'EST LA NOUVELLE EXTRÊME-DROITE... par Christian BOUCHET

Deux nouvelles récentes, ont confirmé une analyse que je faisais depuis plus d’un an : la mise en place par certains réseaux d’une extrême droite sarkocompatible. Il y a eu tout d’abord l’annonce que la deuxième Convention identitaire, qui doit se tenir à Orange, le temps d’un week end d’octobre, recevrait un hôte de marque : Yves-Marie Laulan, présenté dans un communiqué comme « économiste, démographe et géopoliticien. ». truclambda4cg9bf1.gif Ce que le communiqué omet de préciser, c’est qu’Yves-Marie Laulan a un pedigree conséquent de libéral atlantiste. En effet, notre homme a été un cadre important du Fonds monétaire international (FMI) puis de la Banque mondiale, avant de devenir chef du service des affaires économiques de l'OTAN… Ce sont des postes que l’on n’occupe pas par hasard et des fonctions que l’on n’obtient pas si on est soupçonné du moindre désaccords avec ces instances mondialistes.

 Les hommes et leurs idées changent, me direz vous. Ceci est parfaitement exact et l’on peut donc s’interroger : Yves-Marie Laulan est-il allé à Canossa ? Que nenni ! Notre homme, qui s’était porté volontaire pendant la guerre des Six Jours pour servir dans l'armée israélienne, affirme toujours haut et clair ses idées : ultra-libéralisme économique (il a, il y a quelque temps proposé la suppression de toutes les aides à l’emploi), soutien inconditionnel à Israël et haine de "l'extrême droite traditionnelle". Qu’il soit invité à prendre la parole à la Convention identitaire d’Orange est donc un signe fort : les idées qu’il défend et l’image politique qu’il véhicule sont « cachères » pour les « identitaires ».  Plus récemment, la presse a annoncé la création d’une Ligue du Sud derrière le maire d’Orange, Jacques Bompard, afin de présenter une liste en PACA aux prochaines élections régionales. Ce que les journalistes ont peu dit c’est que cette Ligue du Sud sera aussi présente en Languedoc-Roussillon où sa tête de liste sera, cette fois, un certain Richard Roudier, ancien membre de la direction d’Unité radicale et maintenant un de ceux qui dirigent le Bloc identitaire et organisent la fameuse Convention identitaire.

 La manœuvre là est claire et le quotidien Le Figaro, jouant contre son camp, l’a maladroitement éventée. Il a en effet révélé que dans les sondages pré-électoraux qu’à fait réaliser l’UMP en PACA, il est ressorti que, quel que soit son candidat, la droite sarkozyste arrivait en tête au premier tour (avec 31 à 34% des voix), devant le PS (27 à 29%), les Verts (14 à 16%), le MoDem (5 à 6%) et Le FN (12 à 14%). Ces sondages donnent le PS gagnant au second tour dans tous les cas de figure (avec 49 à 51% des suffrages), à la faveur d'une triangulaire avec le Front national (8 à 10 %). La seule possibilité de victoire pour l’UMP est donc d’éliminer le FN du second tour en le faisant passer sous la barre des 10 %. Cela n’est possible qu’en suscitant l’apparition d’une liste dissidente, marquée à droite mais qui donnera le moment venu les bonnes consignes de vote. La manœuvre est sensiblement la même en Languedoc-Roussillon. Ces deux nouvelles résument ce que sera la nouvelle extrême droite. D’un point de vue idéologique, elle sera libérale, européiste, favorable à la landerisation de notre sous continent et au démantèlement des nations, elle se réfèrera à l’occidentalisme et au choc des civilisations. D’un point de vue politique, elle tentera d’exister en jouant un rôle d’appoint électoral aux blocs centraux de la droite libérale.

Tout cela en fait bien sur une ennemie pour le mouvement national français dans son ensemble et tout cela donne raison à posteriori à mes mises en garde et à mes appels à la mise en quarantaine. L’ennemi était tapis dans nos rangs et peu nombreux étaient ceux qui en avait conscience. Maintenant au moins les choses sont claires et bien des yeux vont se dessiller. Christian BOUCHET (Source voxnr.com)

07 juillet 2009

Mickaël : tu vas nous manquer, tu sais ici on pleure, mais promis on t'oubliera pas!

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26 juin 2009

RAPPEL : Hommage à Jacques SIDOS ce soir à Paris

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Ce soir, vendredi 26 juin 2009, un hommage solennel sera rendu au Premier activiste nationaliste de France Jacques SIDOS, décédé le 26 avril dernier. Il était le frère de Pierre SIDOS Président de l'OEuvre française, et avait été de tous les combats nationalistes avec ses frères depuis l'après-guerre, y compris dans les prisons de tous les régimes républicains qui les ont persécutés.

Il laissera un grand souvenir à tous ceux qui l'ont connu et qui ont eu la chance de travailler et de militer à ses côtés ; c'était un roc d'amitié, d'honneur et de fidélité !

Cet hommage religieux puis amical lui sera rendu le vendredi 26 juin 2009 à 19 heures en l'église Saint-Nicolas du Chardonnet, rue Monge Paris Vème, Métro Maubert-Mutualité.

Venez nombreux pour rendre hommage à ce grand Français, à ce monument du Mouvement nationaliste ! Priez pour lui !

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19 juin 2009

In Memoriam Jacques SIDOS, Pierre SIDOS nous communique :

 

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Vous êtes convié à assister, ou à vous unir par la pensée,

 

à un service religieux, qui sera célébré le

vendredi 26 JUIN 2009 à 19 heures

en la chapelle du Saint-Sacrement

de l ' église Saint-Nicolas du Chardonnet

à Paris, 5ème.

(métro : Maubert-Mutualité -- autobus : ligne 47)

pour le repos de l'âme de

M. Jacques SIDOS

décédé le 23 avril 2009 à Sens (Yonne).

 

L'office sera célébré et l'homélie prooncée par M. l'abbé Xavier BEAUVAIS

 

 

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 A l'issue de la cérémonie religieuse, un hommage particulier lui sera rendu, dans la salle située sous l'église, par M. Yvan BENEDETTI, au nom de tous ses amis. Un pot de l'amitié suivra.

 

 

010509_164421_PEEL_8DY7c7.jpgJacques SIDOS   

           (1928 - 2009)

 

Il était chaleureux et généreux. Très actif et ben apprécié dans toutes ses activités professionnelles ou sociales, en même temps qu'un militant infatigable. Il a bien rempli sa vie. Son souvenir restera.

Il était le fils de M. François SIDOS, titulaire de la Légion d'Honneur (à titre militaire), de la médaille militaire, de la croix de guerre 1914-1918 ; inscrit sur le "Livre d'Or des soldats de Verdun" sous le n° 16.066. Inspecteur général adjoint du maintien de l'ordre (Ministère de l'Intérieur) sous le gouvernement du Maréchal PETAIN, et qui a été fusillé pour cela à l'âge de 56 ans, en mars 1946.

Il était le frère de Jean, " mort pour la France ", à 20 ans, le 16 juin 1940, près de Chartres ; de François, croix de guerre 1939-1945 ; de Pierre ; d' Henri , " mort pour la France ", âgé de 25 ans, le 14 mars 1957, en Algérie ; et de Marie-Thérèse.

 

Il nous a précédés dans la paix de l'au-delà.

Nous garderons présente sa mémoire sur notre terre.

29 mai 2009

Notre Camarade Claude MARSAL nous a quittés

 

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Notre camarade Claude MARSAL nous a quittés. Né à Tiaret, sous-lieutenant, il a rejoint l'Organisation dès sa création. Nommé patron de l'OAS d'El Biar, il a combattu jusqu'au bout. Arrêté, il fut condamné à perpétuité et nous rejoignit au bagne gaulliste de l'île de Ré. Jamais il ne perdit l'espoir et sa gaîté dans l'adversité fut un exemple permanent pour nous.

Raffinement gaulliste : deux de  ses frères, Jean-Pierre et Paul furent aussi incarcérés, et pour faciliter la vie de leur maman (3 fils en prison !), les gaullistes les assignèrent à Ré pour Claude, aux Baumettes à Marseille pour Paul, et à Paris pour Jean-Pierre ! Heureusement Paul demanda à passer son bac. Ce lui fut accordé, et lors des épreuves sportives de cet examen, il fut désentravé pour le 100 mètres. Bien entendu, on ne le revit qu'après l'amnistie !!!

Après sa libération, Claude entama une brillante carrière commerciale, mais un horrible accident le laissa tellement handicapé, qu'il dut se résoudre à l'inactivité. Coup terrible du destin, un de ses fils disparut tragiquement, à peine adolescent, dans un accident de la circulation. Il ne s'en remit pas, pas plus que sa si charmante épouse Monique...

Claude s'est éteint en homme, sans se plaindre, conscient et entouré de sa femme et de son fils.

Nous le pleurons.

JF COLLIN

Président de l'ADIMAD

source NPI Nations Presse Infos

26 mai 2009

LE PRISONNIER : UN COMBATTANT METAPOLITIQUE

 

patrickmcgoohan.jpgEn décédant dernièrement, Patrick Mc GOOHAN alias "le Prisonnier" est parti, emportant les secrets de son personnage : l'objet de sa démission, la véritable identité du Numéro 1, et ce n'est pas le dernier épisode qui nous délivrera les clefs du mystère, léguant ainsi aux fans un arrière goût d'inachevé...

Malgré de multiples projets, aucune ne fut apportée afin de nous éclairer ou remettre à jour le contexte si particulier de la Guerre froide (d'ailleurs le fallait-il ?) donnant au spectateur la liberté, car elle en est le sujet majeur, le soin d'imaginer une continuité adaptée aux circonstances, transférant l'oeuvre en un message intemporel et facilement transposable.

Il laisse à tout jamais son double errer dans les ruelles du Village. Lieu de représentation de la comédie humaine ou "société du spectacle", sur lequel se déplacent des pions numérotés (ce qui n'est pas sans nous rappeler des références à notre environnement quantique) aux rapports conditionnés et superficiels, convergents vers un seul objectif de vie, la pérennisation du Système... C'est une communauté internationale, un modèle parfait d'ordre du monde. Des esprits chagrins pourraient voir dans l'attribution au héros du N°6 un hommage à peine voilé au célèbre prisonnier de Spandau (Rudolf HESS) affublé du N°7, loin de nous cette pensée impie...

Les journées sont paisibles, animées de festivités et d'animations perpétuelles afin de procurer du bonheur pour tous, du pain et des jeux, un grand classique... Cependant sous la scène et les paillettes existe un monde underground de salles de contrôle, de caméras et d'indicateurs, une étrange police, les Rôdeurs, gros ballons blancs chargés de ramener à la raison les prétendants à l'évasion en les étouffant.

Une pièce en 3 actes :

1) La démission :  le prisonnier a découvert un terrible secret scellant sa rupture avec le Système. Les informations qu'il détient sont également le gage de sa survie, car à quoi bon le "conserver" s'il n'est plus utile ou nuisible ? S'il lâche cela, tout le reste viendra, affirme le N°2

2) Le Village : le Système transporte le N°6 en un lieu paradisiaque afin de le faire avouer et subir une rééducation pour qu'il soit de nouveau "sociable".

3) La résistance : refusant de livrer les raisons de sa démission, il subit l'ensemble des techniques contraignantes et de manipulation : biomédicales, psychologiques : mise en accusation publique pour individualisme (ultime péché des sociétés bien-pensantes), fausse condamnation à mort, implication dans un projet d'assassinat pouvant déboucher sur des représailles (le dilemme résistance/terrorisme).

L'esprit de révolte * doit être cassé par l'organisation de fausses fuites (l'espoir), l'introduction de gardiens cachés, le plus souvent féminins (la tentation), le pouvoir par des élections "démocratiques", découlant sur un commandement de quelques minutes (l'orgueil). Les numéros deux se succèdent, se remplacent, meurent, disparaissant au fur et à mesure de leur échec, le numéro 6 résiste, s'adapte et ne plie pas, mais en contrepartie se voit privé "d'autonomie".

Sa stratégie passe d'abord par des tentatives d'évasion répondant  à la forme naturelle de la peur, par un combat intérieur de subversion, et c'est là que la série présente un intérêt majeur avec le retournement des machinations contre leurs créateurs (tiens ça me fait penser à un certain Golem...), et la mise en place d'une véritable guérilla intellectuelle passant par :

Le sabotage : destruction de l'ordinnateur éducatif ôtant toute réflexion personnelle (piratage informatique), le harcèlement psychologique : destitution d'un numéro 2 par usure nerveuse (nervous break down...), l'entrisme : collaboration à une élection dite "démocratique" ** afin de dénoncer le contrôle médiatique dans l'épisode Liberté pour tous, dont les dialogues sont explicites :

" - N°6 :  Où avez-vous trouvé cette bande de guignols ?

  - N°2 :  Ils étaient là quand je suis arrivé. Voulez-vous les questionner ?

  - N°6 à l'assemblée  :  Qui représentez-vous ? Qui vous a élus ? Dans quel camp êtes-vous ?

  - N°2 :  Vous ne devez pas les questionner sur leur vie privée !

  - N°6 :  Quelle farce ! Cette Bastille du 20ème siècle qui a la prétention d'être une démocratie... de poche !...

Regardez-les ! Ces imbéciles qui ont subi un lavage de cerveau ! Pouvez-vous rire ? Pöuvez-vous pleurer ?... Dans votre crâne, il doit bien y avoir encore un reste de pensée ? Dans votre coeur, il doit bien y avoir encore un reste de désir de redevenir un être humain ? ".

 

Un regard religieux peut également être porté notamment dans l'épisode "Danse de mort" qui oppose l'antique dualisme polythéisme/monothéisme. Un carnaval est organisé, le N°2 devient Peter Pan. L'esprit se fait enfant : les fous et les enfants sont les plus proches des dieux !

Mais cette fête avec le retour des dieux et des morts cache un jugement pour une exécution après  une parodie de procès devant un tribunal bidon (sacrifice humain pour apaiser les dieux ou tribunal de l'Inquisition ? ) dans un Village totalitaire, dont les gardiens portent l'insigne du poisson en référence aux premiers chrétiens.

Outre ses multipes allégories, le mérite de cette série couplée à d'autres références littéraires, nous laisse entrevoir le monde dont nous ne voulons pas, et contre lequel doit être hissé chaque jour le pavillon noir de l'insoumission.

Bonjour chez vous !  

 

André CHANTELAUBE

 

  * SCHELER fait remarque que l'esprit de révolte s'exprime difficilement dans les sociétés où les inégalités sont très grandes, ou au contraire dans celles où l'égalité est absolue.

**"- La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen ".   W. CHURCHILL

 

 

 

 
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08 mai 2009

hommage à Sébastien le 9 mai 2009

Les consignes de rendez-vous seront données 24 heures avant.

Contacts : c9m2009.blogspot.com ou 06 25 05 39 03
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Cliquez sur le visuel..!


Nous les réprimés, les persécutés, les diabolisés, les ostracisés, nous dont les droits les plus élémentaires sont systématiquement bafoués, nous dont le seul crime est d'aimer notre pays, souvenons-nous du 9 mai 1994, jour sinistre ou nous apprîmes la mort de notre camarade Sébastien Dézieu.

Rappelons-nous ce jeune homme poursuivi dans les rues par une compagnie de CRS armés et casqués traqué dans le hall d'un immeuble, coursé dans les escaliers jusqu'aux derniers étages, acculé sur une corniche du toit et qui dans des conditions jamais clarifiées, tombe et se tue!

Rendons hommage une fois encore à la mémoire de notre camarade.

Rappelons à tous que notre honneur est de rester fidèle à notre combat et à la mémoire de ceux qui meurent pour lui.
Prouvons une fois de plus, en venant nombreux à cette cérémonie solennelle et au concert qui la suivra que l'on peut nous tuer mais pas nous faire reculer !

Oui j'en suis sur nous serons tous là pour lui, pour nous et contre tous !

Restez en contact avec nous sur notre blog, sur notre messagerie au 06 25 05 39 03 et sur toutes les radios et forums nationalistes et patriotes.

A très bientôt!

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30 avril 2009

Obsèques familiales intimes et émouvantes pour Jacques SIDOS, hier dans l'Yonne

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010509_164421_PEEL_8DY7c7.jpgJacques SIDOS, militant nationaliste hors pair, décédé jeudi 23 avril dernier, était porté par les siens une dernière fois, hier mercredi 29 avril 2009, dans une atmosphère lourde de souffrances et de compassion. La cérémonie a eu lieu dans la petite église du village de l'Yonne où il s'était retiré après une longue carrière d'activisme nationaliste et un parcours professionnel brillant au sein de la CSNCRA, qu'il dirigeait en Région Parisienne. 

Son parcours politique, des Cadets du Francisme à Jeune Nation, de l'OAS Métro à l'OEuvre française, pour faire court, fût émaillé d'actes de courages hors pairs, de coups de main extraordinnaires (notamment de nombreuses fois contre ses ennemis "intimes" du Parti Communiste" ), mais aussi de grands moments de souffrances physiques et morales, de privations matérielles, morales, de santé et surtout de liberté, lui qui fût plus souvent qu'à son tour embastillé à trois époques différentes, sous tois régimes politiques distincts mais tout aussi féroces dans la répression des militants patriotes et nationalistes. Ah! ce qu'elle est généreuse la République quand il s'agit de distribuer les années de prison!

C'est ce que nous a rappelé son fils, dans une allocution poignante et émouvante, parlant avec amour du grand bonhomme qu'avait été son père, privé de son enfance dans l'époque tourmentée de la deuxième guerre mondiale et ses conséquences douloureuses pour toute une famille mise au pilori. Tous les enfants ou presque emprisonnés dans les bagnes de la "Libération" (la mal nommée...), privés de leur père fusillé, et pour Jacques une vocation de marin empêchée par la suite des évènements, la mer chère à son coeur d'homme épris de liberté, liberté dont il fût si souvent privé pour actes de bravoure pour la patrie, qu'il plaçait au dessus de tout (après Dieu), patrie qui lui rendît parfois mal l'Amour incommensurable qu'il lui portait en bon fils de France et toujours fidèle à son engagement de (très) jeune Soldat du Maréchal.

Ce dernier Adieu avait surtout un caractère privé et familial, où l'on pût apercevoir, outre son épouse Geneviève, ses enfants, beaux-enfants et petits enfants, ses neveux Guy ( le"sous-marinier"), François-Xavier ( "l'homme des Comores" ) tous deux fils de François, aîné de la Fratrie des Sidos, mais absent pour raisons de santé, Philippe ( le "Colonel" ), fils de Pierre SIDOS, d'autres neveux enfants de leur soeur Marie-Thérèse.

Pierre SIDOS lui-même bien sûr, le Présideur de l'OEuvre française, entouré d'Amis et de Camarades de Jacques, anciens du Francisme, de Jeune Nation, de membres de l'OEuvre française et de sa Direction comme Marcel RENAUT (également Président du Cercle Charlemagne), Yvan BENEDETTI (également Directeur du Journal JEUNE NATION), de Thierry MAILLARD (ex-cadre de l'OE. trés proche de Jacques SIDOS dans les années 80 / 90), porte-parole du Réseau FRANCE NATIONALISTE, d'Amis Maréchalistes tels que Yann CLERC et Hubert MASSOL de l'ADMP, tous très peinés de la disparition de ce Géant du militantisme nationaliste d'après-guerre, mort trop tôt pour voir la Délivrance de la Patrie, qui arrive à grands pas au rythme de la Course Solaire qui amènera le retour d'un Printemps nationaliste sur la France, avec notre Ami Jacques, en esprit pour l'Eternité!

Les Soldats ne meurent jamais, ils s'en vont dans le Ciel, en plein Soleil à la Droite de DIEU...

Jacques SIDOS, PRESENT!

R.I.P.

28 avril 2009

Disparition de Jacques SIDOS, premier activiste Nationaliste de France

Jacques Sidos nous a quittés mercredi dans sa 81e année. Il était le cadet d’une famille nationaliste française qui pris une part essentielle dans le renouveau national et nationaliste d’après-guerre et ce, jusqu’à nos jours.

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Né à Saint-Pierre d’Oléron (Charente Maritime), le 5 juin 1928, il était le cadet d’une grande famille de militants nationalistes, fort connue dans le Sud-Ouest et la Région parisienne. Fils de François Sidos, il s’était engagé très jeune dans la politique, aux Cadets du Francisme. Victime de l’Epuration, grièvement blessé en 1944 condamné bien que mineur aux travaux forcés, il fut de ces jeunes nationalistes que la République enferma au camp du Struthoff jusqu’en 1948. A sa sortie de détention, il fonda avec ses frères Pierre, François et Henri l’association la Jeune Nation qui devint au cœur des années 1950 le Mouvement Jeune Nation, principale composante activiste du nationalisme français. Militant hors pair, anticommuniste et nationaliste convaincu, véritable meneur d’hommes, c’est avec lui, et quelques autres, que Jeune Nation mena la tête de la manifestation parisienne de novembre 1956 contre le siège du Parti communiste français à Paris, organisée suite à la répression soviétique contre les insurgés hongrois de Budapest, manifestation où furent saccagés pour la première fois les locaux du PCF Place de Châteaudun et où le siège de L’Humanité fut attaqué.

Spécialiste des opérations de choc contre les communistes et les gauchistes anticolonialistes qui, alors, tenaient le pavé parisien, il fut emprisonné pour avoir participé le 11 novembre 1954 à l’attaque d’une camionnette de L’Humanité et à la destruction des 25.000 exemplaires du journal qu’elle transportait.

Lors du procès devant les Assises de la Seine en mars 1958, Jean-Marie Le Pen et bien d’autres tel Jean-Louis Tixier-Vignancour ou encore l’amiral Sanguinetti, vinrent le soutenir à la barre, en témoignant en sa faveur. Ce rapprochement momentané entre le jeune député Le Pen et Jacques Sidos témoigne, malgré des choix différents dans leur façon respective de mener le combat politique, d’un solide esprit de solidarité face à l’adversité qui animait alors l’ensemble de la mouvance nationale et nationaliste.

010509_164421_PEEL_8DY7c7.jpgLe préfet de police Jean Baylot disait de lui à ses subordonnés en charge des manifestations de rue de l’époque : « Si vous voyez Jacques Sidos retirer ses lunettes, chargez ! » On le vit faire face aux forces de l’ordre en mars 1957 sur les Champs Elysées à l’occasion de la manifestation en l’honneur du Capitaine Moureau torturé et assassiné par les fellaghas, puis aux abords de l’ambassade américaine, Place de la Concorde, en décembre suivant, avec les militants de Jeune Nation qui tentaient de s’en prendre à la représentation diplomatique de ceux qui fournissaient des armes de contrebande au FLN.

Engagé dans le combat pour l’Algérie française, Jacques Sidos participa à la plupart des événements d’importance en Métropole et en Région parisienne qui permirent d’abattre la IVe République, avant de s’investir dans le combat clandestin lié aux réseaux OAS Métro. Arrêté en août 1962, il passa de longues années à la prison de la Santé.

Au final, il a passé dix ans de sa vie incarcéré, purgé à trois époques différentes : la deuxième Guerre Mondiale, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie. Il fut surnommé le « Blanqui du nationalisme » en raison de ses longues captivités. Il a d’ailleurs fini ses études « derrière les barreaux ». Spécialiste averti des questions communistes, Jacques Sidos a participé à tous les combats pour la présence française outre-mer et à la lutte contre la pénétration marxiste en Occident, selon le Dictionnaire de la politique française d’Henry Coston.

Très proche de son frère Pierre, il a été à ses côtés dans toutes les luttes menées par le mouvement nationaliste. Grand collectionneur, fin connaisseur des insignes et de la philatélie de l’Etat français, il fut un infatigable défenseur de la mémoire du Maréchal Pétain qu’il avait servi très jeune. Adhérent et militant de L’Œuvre française, le “frère Jacques” était apprécié de tous pour sa bonne humeur.

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Militant infatigable de la France française, pour lui les mots “honneur” et “fidélité”, indisolublement liés, n’étaient pas vains.

Pierre Sidos nous a rappelé certains des éléments biographiques de la vie de son frère, nous l’en remercions, et lui présentons ainsi qu’à sa famille les sincères condoléances de la rédaction de NP Info.

 

Source : nationspresse.info

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